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 kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.

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♡ occupations : les coups pleuvent sur la toile en révoltes désuètes pour dessiner l'ombre du nu qui attise tant de jugements infondés. Artiste peintre qui vend son âme à ses fils d'Ovide qui se métamorphosent sous ses doigts créateurs.
♡ côté coeur : les lèvres étrangères épandent la liqueur suave de la passion sur sa peau, il devine leurs monts de ses pulpes pressées qui cambrent les corps. Infidèle à l'amour jusqu'à ce qu'il en trouve l'allégorie.
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MessageSujet: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 21:13



kang ji ko
featuring kim tae hyeong (v)
“ Des jumeaux vrais ne sont qu'un seul être dont la monstruosité est d'occuper deux places différentes dans l'espace. ”

nom prénom △ kang ji ko. âge △ vingt-et-un ans. lieu et date de naissance △ 1995 au cœur de Séoul. origines △ coréennes, si pures qu’il se fond dans la masse et n’a jamais eu la satisfaction d’étreindre la popularité scolaire de ces métisses privilégiés. nationalité △ coréenne. Il a parfois désiré s’échapper, s’envoler vers d’autres horizons, et stagner si longtemps en des lieux étrangers qu’il en aurait rayé ce mot. emploi/étude △ chômeur depuis deux ans, il espère profiter de sa passion encore deux autres années avant de retrouver du travail. Idéalement et à ce moment-là, son but serait d’être surveillant dans une prison pour mineurs pour flirter avec les délits et renforcer la confiance des jeunes qui sont, comme lui, prisonniers d’une image. statut matrimonial △ célibataire, il flirte de temps à autres, s’enchevêtre dans des bras étrangers, mais aime à penser que les choses viendront naturellement, refuse de s’en préoccuper. orientation sexuelle △ hétérosexuelle, orientation qu’un égarement passé a confirmé. Il est las de la frénésie qui entoure les couples homosexuels d’aujourd’hui et qualifie ça d’«effet de mode» bien que sa romance préférée soit celle de Rimbaud et Verlaine. groupe △ baem et son sifflement tentateur poussant Adam et Eve au péché originel.

1. survey ; picture perfect

Ton groupe sanguin ? B, il appartient à ces « hommes cavernes » énigmatiques dont la passion est maître-mot. Crois-tu aux soulmates ? il n'est pas partisan de ces croyances au sens mythique du terme. Il ne pense pas qu'il existe sur Terre quelqu'un né exclusivement pour lui appartenir ; il réfute l'idée de ne pas vivre pour lui-même, mais dans l'unique but de s'abandonner à un autre. Cependant, il ne nie pas croire en l'existence d'une personne si complémentaire à son être qu'elle lui deviendra essentielle. Ton dernier message envoyé ? « Je m'ennuie, jouons. » Ton dernier tweet ? Un croquis d'un projet de peinture. Ton dernier message reçu ? « T'as vraiment oublié mon anniversaire ?! ». Fréquentes-tu les raves du club YZ ? Il n'y a jamais mis les pieds. Non pas par refus, ni même par dédains, encore moins par rejet. Il n'a juste ni le temps, ni l'intérêt pour ces choses-là pour le moment. Ressens-tu les bouleversements de culture ? Es-tu toi-même un « partisan » de ces changements ? Il l'a non seulement ressenti, mais l'a vécu durant longtemps au sein de sa famille, lui qui fut rejeté pour avoir un dessin gravé sur sa peau, le téton percé. Il n'est ni partisan, ni contre, il pense plutôt que ce débat n'a pas lieu d'être et que chacun devrait suivre son propre chemin, qu'importe les embûches et les regards. Le serpent se fatigue toujours après morsure.


2. chinese portrait ; if you were...

si tu étais un mot ? filigrane, composante d’arabesques connues, tour d’armes célèbres, mêlant or et argent, et dont pourtant personne n’a entendu parler. un adjectif ? criminel, pour tous ces actes manqués et ces envies meurtrières qui font de lui un dangereux penseur à l’effroyable humanité.  un verbe ? ressentir, ces échos qui meurtrissent nos âmes en répercutant nos peines et nos joies sur les rocs de nos corps pour brasser l’écume dans nos yeux. un super-héros ? iron-man, lui qui doit sa force à son intelligence et piétine les critiques, ne croyant nullement en l’existence d'un monde manichéen. un vêtement ? un boxer. Il est similaire à ce morceau de tissu que l'on porte par respect pour autrui, qui prive l'homme de sa part de liberté par soucis d'intégration. un objet ? une cigarette, ce que l’on a choisi de suicider sans remord, de consumer de la tête au cul sans que personne n’y remarque ses sévices. une heure de la journée ? quatre heure du matin, marijuana au bord des lèvres, esprit serein. une erreur de jeunesse ? un amour insupportable, insupporté, incompris, repoussé, réfuté, détectable, immoral, qui effraie tant il fait battre le cœur injustement et prive d'oxygène. un défaut ? cryptique, les secrets enfouis sous terre. une qualité ? délicat dans ses gestes, dans ses mots, dans ses regards et ses sourires. un vœu ? intégrer le panthéon supérieur ; qu’Ovide fasse de son corps une étoile et que son âme scrute à jamais l’humanité sans y laisser de trace, ses branches flirtant avec les autres Rois. une odeur ? le tabac froid, odeur qui pousse à plisser le nez, qui dérange, que l’on aime en dépit de nos sens dupés. un des 7 péchés capitaux ? l’envie, la tristesse ressentie face à ce qu’il n’a pas eu, les envies criminelles de se les approprier. un des cinq sens ? le touché, l’exploration du corps du bout des pulpes, la grisante sensation de maîtriser ce que l’on tient. un signe du zodiaque ? il serait le cancer, signe d'une grande sensibilité, d'une douce poésie, d'un caractère rêveur, le tout entaché d'une angoisse omniprésente qui ronge le corps et s'immerge dans le sang pour laisser une vive brûlure sur l'épiderme.  un super pouvoir ? il aimerait pouvoir matérialiser ses pensées, ses souhaits, ses envies.


Code:
<truc1>kim tae hyeong (v, bts) ✧</truc1> bae ji ko

pseudo
je me laisse pousser les poils sur les bras pour m'entraîner à mes vacances. Je vous aime. Je vous stalke. Big brother is watching you.
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 21:13



Je rêvais croisades, voyages de découvertes
“ révolutions de mœurs, déplacements de races et de continents : je croyais à tous les enchantements.”


3. behavior ; in front of the mirror

« De l'avion, l'ombre prend la mer. La mer comme une préface avant le désert... Que la mer est basse. » ▬ Émois et âme en pâmoison, liqueurs amères de l’adolescence dont les nippes ne s’éteignent qu’au prix des années qui se veulent sagesse et dont on ne retiendra que les frasques. Séoul et ses facettes écarlates, aveuglantes, mille miroirs prêts à voler en éclat sous le préjudice de la différence, écoulant malheur en ses sillons boueux. La norme est la norme, ces visages siamois, ces corps dupliqués par les artistes contemporains aux pinceaux-ciseaux, aux couleurs siliconées ; pince les lèvres et marche à l’ombre si l’identité collective et partagée n’est pas le dieu de tes yeux. Conscience écœurée, si révoltée et trop hâtivement formatée, il baisse la tête pour lacer ses chaussures et d’une course matinale, se mêler au manque d’individualité. Il oublie de respirer, l’organe éméché par les vapeurs de la cité ; il oublie de différer, l’âme ébranlée par les critiques de la société.
La chaleur au creux du palpitant, gemme pur de rubis ébréchée par les échecs successifs de différer qui sont gardés muets, pourtant flamboyant de douceur. Morganite diaprant le hâle de ses joues aux sourires-invincibilité, qui rebondissent en échos redondants pour ceux qui gardent le précieux temps de dessiner les étoiles dans leurs âmes au modèle de leurs nuits fauves. Grenat de ses mots qui déferlent sur le monde en purgatoire, délicatesse et convivialité aux truandeurs de truands, silence pesant à ceux qui se veulent mécréants. Il est ce diamant brut si précieux entre les mains, que l’on ose tailler sous peine de représailles. Sa vie, son requiem, sa chanson, sabbat aux langues incomprises.

Pourtant sous l’ombre d’un ciel de béton naît le symbole de la rébellion ; il métamorphose l’obscurité en sa lueur d’espoir, se démarque sans oser être pointé du doigt.  Les coups pleuvent sur la toile en révoltes désuètes, portés par la véhémence du mal silencieux qui ronge ses appendices, qui remonte ses veines en contre-courant abrupte.  Bâtard euthanasié par la société moderne, hypnotisé aux couleurs des écrans vifs, passé sous la propagande technologique qui fracasse les esprits, il se redresse fièrement, se retourne et montre les crocs savamment. Il sera féroce, non pas détail futile. L’art en balles, fleur vénéneuse et épineuse au bout du fusil, culture et mots se veulent didacticiels pour ceux qui espèrent oser à leur tour. Toutefois, il ne vit pas avec la prétention en amante enchevêtrée entre ses bras larges, il ne veut laisser sa trace sur le monde, porteur du message de l’homme éphémère. La simplicité au goût d’authenticité, aux larmes d’humilité, satisfont ses désirs. Être à la fois roc, si friable, si prompt à céder sous les flux torrentiels, justice portée par ses propres poings et ses mots-venins ; justice contre Justice, lutte de chaque instant.

Et sous la danse macabre des étoiles, pantins de lune désarticulés, il porte en son cœur l’espoir de s’en aller ailleurs. Rêveur invétéré, la marijuana au bord des lèvres en saveur qui l’emporte au loin, il découvre les nuances et les couleurs qui l’inspirent, l’aspirent. Ses vêtements effleurent le sol avec légèreté lorsqu’ils le quittent, il flirte avec la nudité-simplicité lorsque la solitude pèse sur ses épaules trop chargées. Mœurs et coutumes différents pour un homme qui marche droit, et pourtant à contre-courant. ▬  « Tu ne sais pas à ton âge, toi que la vie lasse, que la Mort est basse. »


4. story ; behind the curtains

FIRST STEP ; as long as we are together, as long as I want to kill you.
« Jihan, tu te souviens la galère que c’était, quand on était petits ? C’était pas simple, ça c’est sûr, j’suis même pas si certain d’être ton égal maintenant à leurs yeux. T’as toujours été le préféré, tandis que moi j’étais jamais comme il fallait. J’ai jamais vraiment eu l’impression d’appartenir à cette famille, comme si j’étais pas fait pour en avoir une, en fait. D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils deviennent, tes parents ? »

« Ji Ko, n’en as-tu jamais marre de tes bêtises ? Pourquoi ne peux-tu pas simplement être aussi sage et adorable que ton frère ? A croire qu’il existe vraiment un bon et un mauvais jumeau. »
La brume face aux pupilles, l’écume-colère sur ses joues rondes, il ne peut qu’oser un grognement hésitant pour témoigner de ses douleurs journalières provoquée par l’odieuse différence-injustice. Ses genoux écorchés par les éclats du verre brisé flageolent en signe de détresse, ses bras cherchent à s’élever par besoin de tendresse, ses pleurs sinueux écartèlent sa gorge pour éclater sa tristesse. Ses orbes flanchent face à celles d’acier de ses parents, il observe le sol en se dandinant d’une jambe à l’autre ; redresse finalement le visage pour porter sur son frère branque un regard cryptique. Ses sourcils se rapprochent pour former une vague sur son front, dupliquée à l’âme dans son être, ses mâchoires se crispent et broient le vide. « Est-ce que vous allez m’abandonner dans une poubelle et racheter un nouveau bébé parce que je ne suis pas sage ? »
Les enfants produisent d’incompréhensibles raccourcis sous la menace qu’ils imaginent parfois seuls, la peur vive étincelle en ses pupilles brunes et flirte avec la colère pour faire trembler son corps aussi court que chétif. Ses lèvres ballottent ou sont rongées, ses globes sont envahis par l’eau. « Bien sûr que non, enfin. Mais si tu refuses de te calmer, on va devoir sévir davantage. Prends exemple sur Jihan. » Son corps bambin se fait plus léger, il flotte dans une plénitude nouvelle qui arrache un rire répercuté par ses perles blanches dévoilées de sa bouche ouverte. Ses yeux n’ont jamais quitté le visage de son jumeau, si paisible et tranquille. Jihan l’eau, Jiko le feu. Ses craintes envolées plus haut que les cîmes qui le passionnent, il plisse les yeux, sournois, mesquin. S’il n’est pas laissé seul à l’arrière, il se moque d’être le mauvais des deux, tant qu’il se rend sa propre justice en écrasant de ses petits poings l’être qui lui vaut sa mise à l’écart, qui dérobe l’amour qu’il devrait lui aussi recevoir. « D’ailleurs, je compte sur toi pour être irréprochable, un vrai modèle pour votre futur petit frère, ou votre petite sœur. » Lèvres entrouvertes, surprise violente.




STEP TWO ; don’t leave me...

La boule au ventre est persistante. Face à tous les regards familiaux, il brandit les poings et montre les dents, s’insurgeant dans le rôle d’un animal que l’on ne peut dompter que par quelques sentiments qui ne veulent venir. Il frappe souvent son frère de ses petits poings fermés, il retire les jouets de sa cadette pour le plaisir de la voir pleurer ; il n’est qu’enfant, mais vit dans la crainte perpétuelle d’être abandonné, invisible, s’il ne remplit pas son rôle du mauvais jumeau auquel le cantonnent ses parents. Et lorsque chacun détourne le regard, ses propres orbes deviennent astres et pétillent dans la nuit. Il pose ses pas feutrés sur le sol et abaisse la poignée pour rejoindre sa soeur avec laquelle il passe la nuit dans de douces étreintes. C’est leur secret, préservé par l’obscurité.




STEP THREE ; invisible
« Dak Ho, c’que t’as pu m’apporter comme problèmes. Parce qu’ils peinent à prendre en compte l’existence de ce qu’ils ne voient pas, les hommes ont pensé que j’étais fou. Ils n’ont pas tord, je pense que c’est le cas, mais certainement pas sur ce point. Alors, toi et moi, on a pris une décision. On a gardé ce nous secret, parce qu’on en était cap. »

« S’il te plaît, ne dit plus jamais de telles choses. Tu es grand maintenant, tu devrais comprendre que tu ne peux plus t’inventer des amis comme tu le fais. » Ces mots vénéneux glacent son épiderme et pénètrent en profondeur pour laisser le poison paralyser ses veines, il devine presque sa peau violacer par endroits, bleuir à d’autres. La fougue pour ampli de sa colère, il écrase sa semelle fine contre le parquet et ses mots déferlent comme la mer tyrrhénienne contre les rochers qui lui sont opposés mais qui demeurent inébranlables. « Il n’est pas imaginaire. Je ne veux pas que tu dises ça ! Il existe, je le vois tous les jours et je joue avec lui ! Pourquoi est-ce que tu mens ? » Son bras tiré vers le haut manque de peu de se détacher de son corps léger, ses pas quittent le sol ; traîné de force dans sa chambre pour noyer sa complainte dans les cris qui bombardent les murs, fracassent le sol. (...)
Chaque semaine, la voiture écrase les mêmes chemins gris, contourne les mêmes obstacles artificiels, se perd dans la même immensité de béton, tandis que Jiko préfère lever la tête pour ravaler les perles de tristesse et perdre ses prunelles dans la contemplation du ciel lointain. Le manque de confiance détériore chaque fois davantage l’engrenage friable de son estime, tout son être s’écroule et s’échoue ; il échoue. Il a toujours échoué face à son frère, et le seul refuge qui empêche la pluie de s’abattre sur le monde de son enfance est menacé par le souffle de ses parents. « Dak Ho existe. Je l’ai vu ! Je ne suis pas malade, il habite à côté de la maison ! » Sous les séances à répétition, face à ce médecin en blouse blanche, il grandit. Il apprend finalement à se taire, et l’ami imaginaire s’estompe. Seules demeurent les blessures invisibles causées par les regards qu’il imagine dédaigneux de son frère-perfection, de sa petite-sœur innocente.
On l’inscrit à la boxe, aussi. Il n’en fera pas longtemps, juste suffisamment pour qu’ils comprennent qu’un sport de combat n’annihile pas ses soit-disant hallucinations, ni ses excès de colère envers son jumeau.




STEP FOUR ; young and blind
« Je crois qu’on aurait pu mourir cent fois pour nos conneries. Stupide fierté qui nous poussait à accepter le plus dangereux des défis. Ils ne comprenaient pas, mais qu’importe. »

« Cap ou pas cap de sauter du pont ? » Le sourire-lumière éclaire l’obscurité, les orbes reflètent les étoiles qui décorent la voûte du haut, les mots n’ont pas lieu d’être. Les pas se précipitent vers la bordure droite de l’artifice surplombant le fleuve Han, les mains se posent aléatoirement sur chaque rugosité qui lui permet alors de se hisser sur la rambarde. Ji Ko écarte les bras, son rire s’élève et dérange les oiseaux nocturnes qui s’éloignent à tire-d’ailes ; il inspire. Son corps s’enfonce dans les remous, le bruit résonne, le froid le paralyse. Lorsqu’il papillonne des cils, la fois suivante, le blanc recouvre l’intégralité des murs en un mensonge oppressant, la main-glace de la Mort dessine sur sa mâchoire le tracé doux d’un doigt perdu. Il détourne son visage juvénile avec hargne, battant, et pose ses yeux sur sa famille dont les traits semblent tirés par un mélange amer d’inquiétude et de colère. « Tu aurais pu mourir, tu as failli mourir, tu le sais ça ? Est-ce que tu en es conscient ? » L’enfant pouffe, ses yeux roulent pour dessiner l’arc de l’ennui. « Bah vous savez… Moi, j’en aurais été drôlement cap. » (...)
Dak Ho, un nom sur les lèvres, un nom qui survivra sur sa peau au moyen d’un dessin lorsque l’aiguille s’enfonce et extirpe de ses lèvres le cri silencieux d’une douleur sinueuse. Il refoule l’humidité de ses globes en abaissant ses paupières paresseuses ; il refoule la culpabilité de son âme en se persuadant que rien n’est de sa faute, ni de son oeuvre. Quatorze ans, tatouage illégal et indélébile effectué par le contact d’un contact dont il ne sait rien, stupide jeu puéril. Récompense chatoyante lorsque son ami dépose un baiser sur sa joue, écoulant la fierté sur son épiderme, qui pénètre jusqu’à son coeur pour le gonfler de joie. Alors enfin Ji Ko rit de nouveau, passe son bras autour de ses épaules et frotte la pointe de son nez dans son cou. Il dormira chez dehors, ce soir-là, le regard jonché de hargne. Pourquoi Ji Han est-il simplement si parfait ? Pourquoi sa famille refuse-t-elle alors de le laisser nager en plein dans ce dont elle l’identifie pourtant, la « mauvaise moitié » ? Il supporte de moins en moins leur injustice, et ne parvient plus à leur pardonner aussi aisément.




STEP FIVE ; blessed but alive for two
« J’étais jaloux, parce que tu avais tout ce que je n’avais pas. Puis j’ai réalisé que toi et moi, nous étions la même personne. »

La foudre s’abat sur le ying et le yang ; la pluie torrentielle sépare le symbole en deux parts distinctes et opposées. Ce sont les aléas de la vie qui viennent à séparer les jumeaux qui se dirigent vers deux chemins différents. L’un est le cygne blanc, l’autre la corneille. Mais alors que Ji Han quitte progressivement le cocon pour suivre ses rêves, Ji Ko entrevoit l’opportunité de dérober son rôle, son attention, son affection. Il redouble d’efforts et de démonstrations envers ses parents, conjugue ses études avec le travail maintenant qu’il en a atteint l’âge, se prive de ses envies de jeunesse pour entendre de doux mots sur sa maturité. Ses sourires pétillent ; demeurent à sens unique. Quoi qu’il fasse, il ne sera jamais le bon, ses efforts restent vains. Sa colère redouble.




STEP SIX ; suicidal to the freedom
« Je n’ai qu’un seul regret à ce jour. Il ne concerne ni mes parents, ni mon frère. En vérité, la seule chose que je regrette, c’est d’avoir attendu si longtemps pour lever mon majeur et vivre comme je l’ai toujours voulu. »

L’air s’échappe par saccades aux senteurs alcoolisées de ses lèvres trop peintes, ses ongles colorés éraflant la courbure délicate de son dos pour extirper au presque-homme des frissons d’effroi. Le garçon déglutit, nervosité et humiliation mêlées en une boule écartelant sa gorge sans vergogne. Les bruits de pas provenant du salon résonnent jusqu’au parquet de sa chambre, font trembler les murs couverts de posters et de photos ; l’agitation quasi-militaire du rez-de-chaussée l’informe sur l’heure, et ses coups de boutoir prennent le rythme du décompte. Le corps de Ji Ko se tend une dernière fois tandis qu’il ressasse sa honte et ses regrets dans de sourds grognements étouffés par le cou gracile de la quadragénaire. L’euphorie éclate, les cris fusent ; bonne année. Il observe la femme saoule, les pupilles dilatées par une première fois épineuse, les poils hérissés par l’écoeurement, l’âme bercée par le sentiment de réussite : ultime provocation envers ses parents que d’avoir fait succomber l’une de leurs amis. « Tu n’es pas très souple, pour un danseur. Je m’attendais à mieux. » Le tatoué fronce les sourcils une fois de plus ; sa main qui jusqu’alors flattait la poitrine de l’aînée se suspend dans l’air. Un sourire fend son visage pour masquer la colère qui l’enflamme, le happe et le dévore. « Une chance sur deux, mauvais tirage. Dommage. » (...)
Seize ans rythmées par la mélodie des cris, il se prend au jeu. Il rentre dans le cercle de la provocation pour répondre aux coups qui fragilisent sa fierté, et pourtant son âme se fend chaque jour, sa confiance en lui s’amenuise. Il est en perpétuelle quête d’identité. Tatouages assumés, il aime à errer dans les couloirs en affichant sa nudité pour choquer, pour gêner, pour malmener les esprits. Un jeu qui dure pourtant peu de temps -ou trop, il ne sait. Il se fait émanciper avant sa majorité, et claque la porte sans l’ombre d’un regret.




STEP SEVEN ; let me walk
« J’ai jamais vraiment su faire face aux erreurs. Alors je les fuis, en espérant courir plus vite qu’elles. »

Dix-huit ans. Il est conscient d’étonner, de détonner, et de laisser sur l’épiderme des gens l’effet d’une bombe qui pénètre leurs âmes et malmène leurs réflexions. Son passé est jonché d'embûches familiales, celles-là mêmes qui ont subsisté en réponse au traitement médiocre dont il fut à la fois victime et braise face à son jumeau. Pourtant, Ji Ko est un élève sérieux, impliqué dans ses études ; il est un garçon d’un grand calme et d’une intelligence élevée, quoique différente. Sa peau tatouée attise les regards, provoque les réactions jusqu’à ceux de son âge qui cherchent l’adrénaline d’un combat qu’il décline avec fierté, la tête haute : il refuse de perdre son temps à flirter avec la stigmatisation, préfère profiter de sa liberté pour s’adonner à ses passions simples. Les marches nocturnes, les livres antiques ou les romans novateurs qui s’entassent sur ses étagères, les croquis qu’il esquisse face aux paysages d’une beauté à couper le souffle. Une vie étrangement calme qui fascine et perturbe ceux qui ne se doutent pas des épines sous la peau. « Cap ou pas cap de m’embrasser ? » Ce même pont où ils se rejoignent souvent se trouve complice du crime, support de deux êtres dont les lèvres se meuvent avec passion et ardeur, témoin de mains baladeuses et désireuses. Spectateur de la peur dans les iris, qui vient dilater les pupilles et raccourcir le souffle. « On devrait arrêter de se voir. Cap ou pas cap de tirer un trait sur nous pendant trois ans ? » Deux corps qui se quittent sans un regard vers l’arrière, sans un sourire ni une larme vagabonde, prête à dévaler les monts des joues : une absence d’émotion causée par le temps nécessaire pour affronter la réalité. Ji Ko termine ses études et décide de profiter de ses dernières finances pour vivre sans avoir à travailler. Un choix incompris par ses parents qu’il ne voit plus que rarement, et qu’il oublie de considérer comme tels. Il s’enfonce dans son univer des jours durant, griffant le papier de son crayon acéré pour réaliser l’ombre d’une silhouette si connue, si méconnue pourtant. Et lorsque Dak Ho danse sur son support fragile, il laisse éclater un sanglot pour la première fois.




STEP HEIGHT ; hello from the other side
« J’ai rêvé que j’étais différent, et j’ai pensé l’être un instant. Puis, j’ai réalisé que je n’étais qu’un de plus parmi ceux qui font ce rêve chaque nuit. »

« Installe toi. Thé ou café ? » Ces mots sont une habitude, désormais. Il les énonce pourtant comme une vérité propre à chacun, la voix tremblante d’une chaleur rauque et vivace, la joie dans les yeux. Chaleur étonnante lorsque l'on sait qu'il quitte tout juste la morsure gelée d'un service militaire dans la marine n'ayant laissé que de douloureuses humiliations. La majorité du temps, ses invités -il aime les appeler de cette façon- adoptent de pâles couleurs sur leurs joues et s’empressent d'effeuiller leurs corps une fois leur gorge réchauffée par le liquide brûlant. « Ne bouge pas, je vais essayer de faire vite. » Il installe son chevalet, ses toiles, ses pinceaux, ses crayons, ses palettes et s’adonne à sa passion incomprise du nu, celle-là qui révèle la beauté sans artifice. Il vit dans un deux pièces simplissime dont l’espace est rongé par les tableaux inachevés, mordu par les livres poussiéreux, dévoré par un canapé rouge qui trône au centre du salon lumineux. Il aime sa vie, bien qu’elle soit différente de celle des autres séoulites. Il aime à se comparer au fleuve Han. Doux et paisible dans sa course, tumultueux durant les jours de tempête, il intrigue et attise les regards. Il se plaît à marcher à contre courant parmi la foule, pour le simple plaisir de croiser leurs regards surpris face à ces épaules bousculées. Étonnamment, depuis son départ de chez ses parents, ses contacts avec son frère sont plus fréquents, plus simples, plus doux. Lui aussi, il l’aime désormais comme une moitié de lui-même, un être sans qui l’existence ne ferait que le laisser incomplet, privé de la part la plus importante de son mécanisme. Il reçoit aussi souvent sa petite sœur, qu’il aurait pu voir comme une femme à séduire s’ils n’étaient pas liés tant elle est importante à son cœur. Puis la vie suit son cours. Il fête ses vingt-et-un ans, ses épaules s’élargissent pour accepter le poids des coups durs à venir ; et il croise son regard dans la foule de Séoul. Le sablier est vide, les trois ans se sont écoulés, les sourires timides se dessinent.


STEP NINE ; day after day, y(ou) o(nly) l(ive) o(nce).

« J’ai passé du temps à me demander ce qu’était la vraie vie, à quoi elle ressemblait, de quelle façon nous devrions l’aborder puis la vivre. Puis j’ai compris qu’elle n’apparaissait qu’à ceux qui ne pensaient pas même à se poser la question. »



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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 21:17

toi, partout.
avec moi, partout.

bienvenue
courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 21:29

jte mets dans l'ambiance:
 

Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu as fait pour moi MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI MERCI

jvais lire ta fiche même si je sais que je vais finir en PLS voilà marre...hâte de rp avec toi et ton bébé qui me donne tellement envie
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 22:03

LUAN, PK T'ES RAPIDE COMME CA ????
POURQUOI T'ES BELLE COMME CA ???
POURQUOI TU VAS ENCORE ME FAIRE PLEURER AVEC TON ECRITURE COMME CA ??
j'pourrais continuer mais j'ai pas envie d'être lourde, morte
suuuuper contente que tu sois là, slay nous avec ce petit ♥️

_________________
j'ai la romance dans le cœur
et la tragédie dans l'âme✨

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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 22:25

C LE JOUR 1
CELUI QU'ON RETIENT
CELUI QUI S'EFFACE
QUAND TU ME REMPLACES
QUAND TU ME RETIENS
C CELUI QUI REVIENT

BIENVENUE SOMBRE CATIN
         

(nn jdec j'édit)
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✧ échec et mat
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♡ occupations : les coups pleuvent sur la toile en révoltes désuètes pour dessiner l'ombre du nu qui attise tant de jugements infondés. Artiste peintre qui vend son âme à ses fils d'Ovide qui se métamorphosent sous ses doigts créateurs.
♡ côté coeur : les lèvres étrangères épandent la liqueur suave de la passion sur sa peau, il devine leurs monts de ses pulpes pressées qui cambrent les corps. Infidèle à l'amour jusqu'à ce qu'il en trouve l'allégorie.
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 22:31

Dak Ho + toi & moi tj contre tout le monde, et mon amour sera ton ombre

Seira + je t'attendrai toute la vie s'il le faut de toutes façons

loann + mdrrrrr ça m'fait bizarre de lire une perfection qui écrit ça tu sais que j't'aime et je suis fane de toi hein ? Trop heureuse de te retrouver ♥️

Jihan + dégage. Le jour 1 c'est celui qui s'efface quand jv te niquer
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♡ occupations : embrase ses traits de ton charbon abusé, recourbe ses seins et ses hanches, récolte l'iridescence de son regard, raccroche les étoiles à sa figure fatiguée...réclame la liqueur, salvatrice de tes maux, à son oreille indifférente.
♡ côté coeur : hantée, possédée par l'amour même de l'amour...et elle court, se jette, dans les bras de tous ceux qui sont capables d’essouffler le vent de ses poumons.
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 23:15

ton petit c'est une poésie

baem
échec et mat

bienvenue à toi Invité

un baem tu es à présent, pour ne pas te sentir seul malgré ta bande, tu peux tout de suite passer te faire une fiche de liens ou même commencer à rp. n'oublie pas d'aller poster ton activité rp, et d'aller faire un tour général dans les demandes. tu peux poster ton phone, ton instagram, et chercher l'amour auprès de la kyupis agency si le cœur t'en prend. mais aussi, pour te détendre, tu peux faire un tour dans le flood, histoire de rencontrer les autres membres. autrement, nous te souhaitons la bienvenue sur séoulites et amuse toi bien parmi nous !

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암사슴 ✧ à fleur de peau
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♡ côté coeur : en pièces, éparpillé.
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Mer 17 Aoû - 23:19

je suis blessée, t'es mon idol aussi, je t'aime
pUIS LA RAPIDITE JE-

_________________
j'ai la romance dans le cœur
et la tragédie dans l'âme✨

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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   Ven 19 Aoû - 0:33

AW, AW ET AW
J'sais pas si tu m'reconnais, m'enfin c'est pas grave parce que le plus important c'est que tu sois ici et avec le scéna de Laura en plus I love you (on sait toutes que Cez ne va jamais éditer)
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MessageSujet: Re: kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.   

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kangjiko ☾ J'ai assis la beauté sur mes genoux, et je l'ai trouvée amère.

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