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 burnt paradise.

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MessageSujet: burnt paradise.   Mar 30 Aoû - 16:43

wang gabriel + park snow
je te vends mon âme, fais de moi ce que tu veux,en retour donne moi la chance d'être mieux. je te vends mon âme, prends ma vie et mon paysage, en échange je veux voler ton visage.
tenue.

Sarah elle est belle mais seulement quand elle est nue, le corps tendu par ses grands airs, mes doigts collés à sa nuque. Sarah, reine des femmes, devant elle je m'incline car je peux voir ce matin un ange dans ma cuisine. Ouais, fallait bien que des chansons médiocres lui entrent en tête quand ses deux globes oculaires étaient témoins d'un tel visuel sordide. Les volets fermés en pleine journée, plongé dans le noir, il avait allumé sa télé gigantesque pour tomber sur une série à l'eau de rose. Le supplice durait depuis plusieurs très longues heures, déjà. Pour d'obscures raisons, il ne se résolvait point à modifier la chaîne. Trop pris dans ce scénario de bonne femme moyenne. Et il ne parlerait pas de la rougeur que ses yeux avaient pris quand l'héroïne principale avait rompu de force avec l'homme de sa vie parce que sa meilleure amie avait des vues sur lui et qu'elle était trop loyale envers son amie. De la putain de connerie. Pourtant, le jeune homme était comme happé. La bouche grande ouverte. Son coussin serré entre ses bras. Il était assis en tailleur sur son canapé de cuir et secouait la tête au rythme des événements. Il n'avait pas eu la flemme, non. Une quelconque qui pourrait justifier sa déconnexion cérébrale momentanée pour cette série mélodramatique surjouée de soap opera. À vrai dire, il avait été motivé à trois reprises. Allant dans sa cuisine en se hâtant pour ne pas se déshydrater ou mourir de faim avant de murmurer un putain j'en étais sûr, quelle conne dès qu'il revenait devant l'écran juste à temps pour être témoin d'une énième ânerie de la part de l'héroïne. Elle était tout ce qu'il ne comprenait pas. Trop gentille. Lumineuse. Elle se sacrifiait pour tout le monde … Rien à voir avec ce morveux de bientôt trente ans qui s'enfonçait dans le pathétique de la même manière qu'un adolescent de deux fois moins son âge en pleine crise d'adolescence.

Lorsqu'il décrocha ses rétines des pixels, son portable vibra. Un ami. Non, un être humain possédant son numéro lui demandait de l'accompagner cette nuit en boîte de nuit pour essayer de retrouver la nenette qui lui avait filé un mauvais numéro la fois passée et lui faire passer un sale quart d'heure. L'heure le frappa de plein fouet. Vingt heures. Arquant un sourcil au dessus de son arcade, il répondit vaguement un pouce en l'air – pas envie de faire de phrase – et repartit dans la contemplation de non ne sors pas avec lui, il a couché avec ta sœur putain.

L'humidité de ses yeux lui brouillèrent la vue. Il était mort. Dégoûté. Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers, songea-t-il. Un peu comme dans les paquets de bonbon. La fin de saison était trop pour son cœur d'émotif frigorifié et il alluma la lumière de son salon. Ses pupilles brûlèrent et il s'engouffra dans la salle de bain pour une douche rapide. Espérant laver l'atmosphère pathétique de sa journée de sur sa peau laiteuse, pour la remplacer par une qui sentirait la menthe – ou quelque chose comme ça. Pas de parfum fruité pour gonzesse. Un truc d'homme viril. Le cactus. Impossible de mettre une odeur précise sur ces foutus gels douches. Wang Gabriel manqua de se casser une côte en glissant. Ça lui apprendra à ne pas mettre de tapis de bain sur le carrelage. Il enfila des vêtements choisis soigneusement parce qu'être un clochard sans (vrai) travail ne voulait pas dire suivre leur hygiène de vie, et en quelques longues minutes, il foutait les pieds hors de son appartement pour entrer dans sa voiture. Trop loin de son appartement, songea-t-il et il finit par arriver en boite de nuit. Enfonçant ses mains dans ses poches, il décida qu'il était temps de fumer sa treizième cigarette en attendant son être humain.

Les corps se déhanchaient au rythme des basses et le jeune asiatique était affalé dans un canapé en carré VIP. Les pieds sur la table, la nuque coincée sur le haut du dossier. L'alcool avait déjà infiltré son système depuis un long moment. Sa vue était brouillée pour la deuxième fois, pour une raison différente cette fois. Et il attendait avec impatience que le seigneur en personne vienne abréger ses souffrances de vie. Il n'était pas sûr des affaires de son ami, et s'il était question de viol, il préférait ne pas savoir. Tolérer ces merdes était une chose, mais y assister systématiquement une autre. Ainsi, lorsqu'il scannait la pièce en espérant tomber sur tout sauf son ami parce que sa curiosité malsaine le poussait à chercher tout de même, il tomba sur quelque chose d'autrement plus intéressant. Quelqu'un, oui. Un corps familier sur lequel il n'était plus sûr de mettre le visage. Ni le prénom. Pourtant quand il vit deux mains calleuses se poser sur les cuisses de cette femme, un mauvais sentiment fit surface. Il avait serré les mâchoires sans s'en rendre compte, et s'était déjà levé en leur direction. Il ne fit pas attention au souvenir qui tentait de se frayer un chemin jusqu'à son cerveau. Leur dernière rencontre était un mélange de positif et de torture pour lui. Puis lorsqu'il arriva à sa hauteur, il posa ses mains sur ses bras avant d'envelopper son petit corps et la serrer contre lui. Le mec en face dont le visage se décomposa ne se trouvait même pas dans son champs de vision. À la place, il avait posé ses lèvres dans le creux de sa nuque sans y apposer de baiser. Et lorsque ses prunelles sombres se relevèrent pour juger de haut en bas l'homme au physique disgracieux, un ricanement vibra dans sa gorge et il remonta sa bouche vers l'oreille de la jeune femme dont la sobriété n'était pas le point fort. « C'est des types comme ça qui te font vibrer, désormais ? Je me sens tellement, tellement blessé. » Chuchota-t-il en resserrant son emprise, défiant presque du regard l'homme à l'air glauque qui avait saisi que ce ne serait pas la peine de s'opposer à Ga... à Zero.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Mar 30 Aoû - 19:12

BURNT PARADISE × ft. WANG ZERO & PARK SNOW

tenue ♥

La chaleur du Soleil qui cognait dehors faisait monter en température la petite chambre dans laquelle la jolie brune dormait. C'est avec un effort inhumain qu'elle réussit à ouvrir ne serait-ce qu'un oeil, puis deux. Quelle heure était-il? Où était elle ? Aucune idée. Si la première réponse, son portable pouvait la lui donner, la deuxième restait un vrai mystère. Elle attrapa gauchement son téléphone qui trônait sur la table de chevet pour se rendre compte qu'il était déjà plus de seize heures passés. Un soupir las s'échappa de ses lèvres. Elle tenta de se redresser mais fut rappeler à l'ordre par un orchestre qui se mit à cogner violemment contre les parois de sa boite crânienne. Elle avait encore trop bu. Se frottant les yeux elle fit le tour de la pièce du regard. Ça, ce n'était pas sa chambre, c'était certain. Ses prunelles sombres finirent par tomber sur une masse informe qui dormait à côté. Elle ne chercha pas même pas à savoir qui c'était, encore un autre mec qui avait réussi à la ramener chez lui. Elle ne se souvenait même pas de comment elle avait atterri là. Une chose était certaine, même alcoolisée, s'il lui arrivait d'avoir des black outs de temps à autre elle se souvenait au minimum de ce qu'elle faisait. Deux options s'offraient à elle, soit elle avait beaucoup abusé sur la boisson, ce qui était l'option la plus plausible, soit ce mec devait vraiment être nul au pieu pour que même ça, elle ne s'en souvienne pas, ce qui en soi, était possible aussi. Peu importe, ce n'était qu'un autre être de passage pour une soirée de sa vie et elle ne chercherait pas à la revoir. Et elle espérait, qu'il ne chercherait pas à la revoir non plus.

La jeune femme se leva avec peine, récupérant ses fringues qui trônaient un peu partout dans la pièce avant de s'habiller. Sans même un regard derrière elle, elle prit ses affaires et sortit de l'appartement. La chaleur la frappa en plein visage, et elle mit plus de temps que nécessaire à situer l'endroit où elle était. Endroit qui n'était au final, pas si loin de chez elle que ça. Elle rentrerait donc à pied. Snow contrastait avec les passants. Ces êtres lambdas qui rentraient chez eux, ces mères qui allaient chercher leurs enfants à la sortie de l'école, les vieux qui faisaient leur course, les couples qui marchaient amoureusement main dans la main. Ils se ressemblaient tous. Et il y avait Snow qui marchait parmi eux. La tête même du lendemain de soirée qui a  beaucoup trop duré. Les cheveux en bataille, le maquillage qui n'a plus vraiment sa place au bon endroit, les fringues qui ne sont pas fait pour se trimbaler en ville en pleine journée. Et ces clones qui se retournaient sur son passage comme si elle venait de commettre un meurtre. Elle ne s'était jamais fait de place dans ce système tout comme elle ne voulait pas y rentrer non plus. Si leur vie se résumait à métro, boulot, dodo, ce n'était pas pour elle. Son téléphone vibra, elle venait de recevoir un message d'une connaissance rencontrée en boite quelques semaines plus tôt et qui venait de lui rappeler qu'elle lui devait toujours une bouteille, après lui avoir siffler toute la sienne comme de si de rien n'était. Elle ajouta qu'elle serait à la même boite que d'habitude ce soir.  Elle soupira. Une fois de plus, elle se remit à mettre totalement son train de vie en question, mais au final rien y faisait, elle ne faisait qu'y sombrer toujours un peu plus. Snow n'était même pas encore remise de la veille qu'elle passa acheter une bouteille d'alcool à la supérette avant de rentrer. 

La jeune femme n'eut pas à sortir ses clés pour rentrer chez elle, c'était toujours ouvert. Quatre gosses, quatre adoptés intenables qui ne font que rentrer et sortir à des heures indues sans jamais prévenir. Sur les quatre, il devaient bien en avoir au moins un qui pommait ses clés ou oubliait son sac en soirée. Les parents Park avaient finis par abandonner l'idée de fermer leur porte après avoir retrouver un de leur fils aîné en train de dormir sur le paillasson dans l'entrée. Snow ne s'attarda même pas à savoir qui était là ou non, elle monta les escaliers qui menaient à sa chambre d'un pas lent, presque mécanique, avant de s'y enfermer. Elle retira ses vêtements et se rendit compte qu'ils puaient l'alcool à plein nez. Elle comprenait peut être pourquoi, les passants c'étaient retournés sur son chemin : l'odeur de l'alcool et du tabac froid. Infecte. Elle se dirigea vers son armoire et prit des sous-vêtements et vêtements propres avant d'aller dans sa salle de bain. Elle prit le soin de se débarrasser de son résidu de maquillage avant de prendre sa douche. Elle y passa bien une heure. C'était une manie qui faisait hurler ses parents adoptifs : le temps que mettait Snow sous la douche. Seulement il ne comprendrait sans doute jamais que c'était presque nécessaire. Elle n'y faisait rien de spécial, c'était juste le moment où elle se vidait la tête sans avoir besoin d'aide extérieure. Pas d'alcool, pas de drogue, juste le bruit et la sensation de l'eau brûlante qui coule sur sa peau. 

C'est lorsqu'un nuage de vapeur eut enseveli la salle de bain qu'elle finit par utiliser son shampoing et son gel douche, se rincer, puis couper l'eau, laissant derrière elle une agréable odeur de vanille et de noix de coco. La jolie brune ne mit pas longtemps à se préparer. Elle ne se maquillait pas beaucoup, un coup d'eye liner et de rouge à lèvres et le tour était joué. Elle enfila rapidement ses sous-vêtements et sa robe avant de mettre une paire de boucle d'oreilles. Puis, elle se fixa un instant dans le miroir, le regard vide, avant de quitter la pièce, sac en main et paire de talons hauts au pieds. Elle regarda l'heure, il était dix-neuf heures trente, et d'ici, il fallait bien une trentaine de minutes pour y aller. Elle posa d'un geste habitué son perfecto noir sur ses épaules et profita du fait que sa sœur aînée soit sur le point elle-même de partir pour lui demander de la déposer. Une fois arrivée, elle s'alluma une cigarette, envoyant rapidement un message à la nana qui réclamait son dû afin de savoir où celle-ci se trouvait. Snow eut bien le temps de fumer quatre clopes avant de voir celle-ci débarquer, déjà complètement ivre au passage, et lui donner sa bouteille. La blonde n'eut même pas le temps de lui proposer de passer la soirée avec elle et son groupe de potes, que Snow était déjà partie, le bruit de ses escarpins claquant sur le pavé de la rue. Elle se dirigea naturellement vers l'entrée de la boite, paya, et s'engouffra dans la foule déjà bien dense. 

La soirée passa rapidement, la même routine, encore et toujours. Elle avait démarré au bar, prit quelques verres, avant de se faire accoster par un mec qui était loin d'être un canon de beauté mais qui pour compenser, voulait lui payer ses verres. Soit. Ça faisait de l'argent en moins à claquer. C'était peut être dégueulasse de penser comme ça, mais vu le genre de pensées salaces qu'ils avaient à son égard ce n'était que justice. Snow ne cherchait qu'à perdre sa lucidité et lui de son côté n'en avait très certainement qu'après son cul. N'ayant jamais réellement eu d'estime d'elle même, elle ne remettait pas en question ses actes, jamais. Alors si elle devait finit dans son lit, autant être complètement high et ne s'en rendre compte qu'à moitié. Elle finit par se retrouver dans un carré vip, à picoler verre sur verre, shot sur shot, entourée de personnes aussi ivres qu'elle. Sa vue commençait à se brouiller, elle commençait à perdre pieds et c'était plaisant. L'homme en question commençait à gesticuler de plus en plus et à être de plus en plus tactile. Visiblement son envie de sexe devenait de plus en plus forte, l'alcool n'aidant pas. Seulement, Snow ne réagissait pas et continua de boire sans se soucier du bras qui se détacha de sa hanche et de ces deux mains qui se calèrent avec fermeté sur ses cuisses. Elle jeta vaguement un œil dessus, histoire de vérifier qu'elles ne remontent pas trop haut tout de suite. Elle n'était pas spécialement attirée par ces espèces de bites sur pattes. C'était tellement peu subtiles comme procédés. Mais elle n'eut pas vraiment le temps de reporter ses lèvres à son verre une énième fois qu'elle sentit deux mains se poser sur ses bras et l'attirer vers l'arrière. 

Snow ne comprit pas de suite ce qu'il se passa alors. Elle était passée d'un homme à un autre. De mains sur sa cuisse à une étreinte dont on la couvrait rarement. Sentant un souffle chaud dans le creux de son cou, elle fut parcouru d'un léger frisson. Elle posa alors ses petites mains sur les hanches de cet inconnu pour tenter de se retirer sauf qu'il la tenait bien trop fort, et si en temps normal elle n'avait déjà pas beaucoup de forces, l'alcool n'aidant pas, l'homme collé contre elle ne devait avoir senti à peine qu'une légère pression contre son torse. Le murmure dans son oreille lui arracha un nouveau frisson, presque agréable, alors que sa propre tête, lourde, avait fini par se poser contre son épaule, peu importe qui était cet inconnu. Inconnu qui n'en resta pas un bien longtemps. Son cerveau avait beau être embrumé, elle n'eut pas de peine à reconnaître cette voix. Comment ne pas reconnaître celui qui avait pris un plaisir malsain à la coffrer pour aucune raison. A la fixer derrière les barreaux jusqu'à ce qu'elle puisse ressortir. Jusqu'au jour où ils avaient franchi la barrière sans un mot. Ce consentement mutuel qui avait fait que l'un avait besoin de libérer ce qui le déchirait avec l'autre. Et puis elle était partie, et lui n'était jamais revenu la remmener au poste pour la faire chier. C'était il y a deux ans. Elle aurait pu l'oublier, sauf que Snow oublie rarement. Et si elle n'y avait pas repensé, Gabriel, elle ne l'avait pas oublié malgré tout. Elle décolla alors sa tête de son épaule, ses yeux étaient brillants à cause de son ivresse, et un léger sourire amusé vint orner ses lèvres. « Tiens, le prince charmant qui vient me sauver. Une fois ça n'arrive pas souvent, mais alors deux. » Du point de vue de Snow, totalement sous l'emprise de l'alcool, la situation n'avait rien de critique et ce qui venait de se passer l'amusait. Elle ne craignait pas le mec qui était en face d'elle contrairement à la fois précédentes mais il ne lui avait pas plus non plus. Mais qui aurait pu croire qu'elle se ferait sortir de griffes d'horribles prédateurs deux fois, par la même personne. Elle ? C'était digne d'un film. En temps normal, on laisse les nanas dans ce genre livrées à leur triste sort car justement, c'est entièrement leur faute. Elles sont consentantes. Mais il y avait le revers de la médaille car elle savait très bien ce qui allait se passer derrière. Seulement,  elle n'avait aucune envie d'aller passer sa nuit au poste. Lentement, elle rapprocha sa bouche de l'oreille de Gabriel avant de chuchoter « Tu vas encore m'arrêter pour quelque chose que je n'ai pas fait, Gabriel ? » Snow se recula légèrement, pour apercevoir le visage de son interlocuteur qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps maintenant.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Mer 31 Aoû - 0:33

wang gabriel + park snow
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Il ne la sentit pas frémir, trop absorbé dans ses propres pensées. Trop en alerte. Il mentirait s'il disait que cela ne lui faisait pas plaisir. Quelque part il se demandait comment elle faisait pour systématiquement se mettre dans les galères. Cette fille était complètement fucked up. Perdue. Pour une fois, il était curieux. Son histoire. Ce qu'elle faisait. Pourquoi elle quittait constamment le monde. Ils étaient similaires sur ce point. Son petit corps frêle était d'une chaleur insoutenable. Il lâcha son étreinte doucement. Elle ne se retournerait pas, furieuse, pour le baffer. Sa tête pivota et il pu voir ses yeux voilés par l'alcool plonger dans les siens. Par réflexe de leur dernière entrevue, il monta une main sur sa joue en agrippant sensiblement ses cheveux sur son passage. L'expression de son visage ne se modifia pas lorsqu'elle lui offrit un sourire. Il resta là. À fixer ses rétines. Tête penchée. Il ne cilla pas face aux mots prince charmants qui s'enfuirent d'entre ses lèvres. Pourtant son âme noircie par les ténèbres nia en bloc l'existence de quoi que ce soit de charmant au plus profond de son être. Ainsi se contenta-t-il de ne pas se mouvoir. Une statue inexpressive. Toutefois, ses nerfs se contractèrent d'irritation lorsqu'elle prononça son prénom. Son réel prénom, évidemment. Gabriel. Il plissa les yeux alors qu'elle se reculait. Il se mit à bouger à son tour. Se plaçant bien en face d'elle. Il attrapa sa mâchoire dans sa main et lui fit lever le visage vers le sien. Une expression sérieuse effaçant toute trace d'alcool sur ses traits. Ses doigts longs et fins se contractèrent sur sa mâchoire et il lâcha un peu de pression pour passer son pouce sur ses lèvres. «  Je m'appelle Zero, tu as peut-être oublié depuis le temps.  » Grinaça-t-il entre ses dents. Essaya tant bien que mal de cacher son réflexe nerveux de dégoût qui agitait son corps à l'entente de ce prénom.

Le brun rompit tout contact et chercha dans sa poche arrière sa plaque d'inspecteur. Il la brandit en direction du vieux pervers qui était sur le point de s'approcher et lui tonna de se casser avant qu'il ne décide de l'inculper pour les sachets de poudre blanche qu'il avait dans les poches. La réaction ne se fit pas attendre. Son attention pouvait enfin se retourner définitivement sur la princesse déchue face à lui. Il inspira profondément en rageant sa plaque – désormais plus valide, mais qu'est-ce qu'ils en savaient. «  Tu comptais t'envoyer en l'air avec ce déchet et te tirer en catimini, encore ?  » Reproche latent ? Peut-être. Pas vraiment. Un peu d'amertume. Sa langue se déliait. Il n'en avait pas grand-chose à faire. Toutefois il avait eu envie de le dire. Il attrapa ses poignets et les lui plaqua dans le dos en s'approchant près. Trop près. Il se ferait presque suffoquer. «  Je savais que j'aurais dû t'attacher pour ne pas que tu t'enfuies.  » Ce n'était pas vraiment comme s'il l'avait cherchée frénétiquement. Ou comme s'il avait eu l'âme déchiré de son départ. Il lâcha prise de nouveau. Elle était tellement détruite. Il pouvait le dire. N'importe qui avec un peu de jugeote le verrait. Gabriel n'était pas un grand admirateur des âmes en peine sous prétexte qu'il en était une. Néanmoins, il y avait un accord tacite entre eux. Il n'était pas sûr de ce que disait cet accord. De ce que c'était précisément. Mais il la voyait brisée comme du verre et les quelques bribes de bonté qui subsistaient en son être le poussaient à ne pas l'abandonner quand elle était sous ses yeux. Ivre. Défoncée. Perdue. Inspirant profondément, il rassembla son courage. Ses doigts s'enroulèrent autour de son poignet et il l'entraîna avec elle sur l'un des canapés rouge. Son ami n'était toujours pas revenu de son expédition, et c'était tant mieux. La sale race qu'il était essaierait probablement de se taper la jolie Snow, et malgré l'ouverture d'esprit de Gabriel, il n'était pas franchement partageur.

Il s'assit en premier et l'attira à lui afin qu'elle s'installe sur ses genoux. N'importe qui pouvait faire n'importe quoi de cette fille. Il se demandait ce qui l'avait réduite à cet état. Au néant. Gabriel posa sa main dans sa nuque en attrapant de nouveau ses cheveux. Cette chevelure. Longs et doux. L'envie de les lui ébouriffer était forte, mais il la laissa de coté pour l'instant. Il resta là de longues minutes. À la contempler. Elle avait l'air tellement malsaine. Tellement foutue. Il se rassurerait bien en disant que les hommes ne touchaient pas aux femmes qui n'avaient pas l'air de se respecter. La réalité résidait dans le fait que prendre avantage de quelqu'un en position de faiblesse très visible était ce qu'ils préféraient – Gabriel inclus, très honnêtement. Il traça les traits de son visage avec ses doigts puis lui pinça le nez en esquissant un très vague sourire narquois quasi imperceptible. «  Tu vas rester avec moi ou retourner dans la fosse aux lions ?  » Sa main inerte était posée sur la dentelle de sa robe noire trop courte.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Mer 31 Aoû - 12:12

BURNT PARADISE × ft. WANG ZERO & PARK SNOW


Snow avait beau commencer à perdre pied avec la réalité depuis quelques heures, lorsqu'il prit son visage entre ses doigts, la crispation de ces derniers sur sa machoire à l'entente de son prénom ne lui échappèrent pas. Zero. Elle le fixa sans réelle curiosité visible à l'entente de ce nouveau nom. Non, elle n'avait pas oublié. Elle ne l'avait juste jamais entendu se faire appeler de la sorte. Du moins, pour le peu qu'ils s'étaient rencontrés. Gabriel était le seul prénom qu'elle avait pu entendre de la bouche des policiers qui lui servaient de collègues lors de ses nuits de garde à vue. Zero C'était donc ainsi qu'ils se faisait appeler désormais. Ce mot l'interpellait. Il sonnait comme un recommencement d'un côté. Mais surtout il lui inspirait le vide total de l'autre. Peut être un mélange des deux. Quand on change d'identité c'est pour tenter d'effacer une vie passée que l'on aimerait oublier. Repartir à zéro. Nouvelle vie. C'était peut être ce qu'il était parti faire durant tout ce temps. La jeune femme avait planté ses yeux dans les siens et n'avait pas bougé d'un millimètre. La colère et la tristesse qu'elle pouvait lire dans ses yeux lui racontaient qu'il n'avait pas forcément réussi. On n'échappe pas à ses démons. Jamais. On ne peut que les fuir pour qu'ils nous rattrapent toujours un peu plus. Était-ce à cause de ce jour là ? Elle ne répondit pas tout comme elle ne poserait pas de question. Ça ne la regardait pas d'une part et elle n'en eut pas le temps de l'autre puisqu'il la lâcha sans qu'elle s'y attende, s'occupant du mec avec qui elle avait passé la soirée. Il ne mit pas longtemps à le faire déguerpir. Un flic dans une boîte de nuit, ça faisait fuir les drogués comme la peste. L'homme en question lui lança un regard plein de dégoût avant de partir. Peut être pour le fait qu'elle avait profité de son argent sans qu'il puisse avoir le reste. Mais surtout, sans doute, parce qu'elle avait fini dans les bras d'un flic. Et dans ces lieux là, c'était mal vu. Très mal vu.

Snow se passa une main dans les cheveux avant de soupirer, résignée. Elle savait que s'il ne l'avait pas arrêté lui, elle, elle allait y passer. Elle releva les yeux vers lui quand il l'interrogea sur le fait qu'elle allait se taper ce mec au final. Tel le petit ami jaloux qui découvrait sa princesse en plein délit d'adultère. Elle tiqua sur un mot : Encore ? Il lui en voulait ? Il ne fallait pas qu'il le prenne personnellement, elle faisait subir le même traitement à tous ses partenaires. C'était devenu un réflexe chez elle. Elle avait fini par fuir à chaque fois de peur que l'autre finisse par penser qu'il y avait une chance possible avec elle. Rester trop longtemps auprès d'une personne pouvait susciter de l'espoir chez elle. C'était arrivé bien plus de fois qu'elle ne l'aurait voulu. Elle avait blessé tellement de gens sans le vouloir. Et si Snow se désintéressait totalement de ce que les gens pouvaient penser ou ressentir pour elle, blesser les autres n'étaient pas dans ses gênes pour autant. Mais quelle idée stupide que de s'enticher de Snow. C'était foncer droit dans le mur. C'était une coquille vide. Elle ne comprenait pas ce qu'était l'amour et n'avait jamais rien ressenti pour personne. Il lui manquait quelque chose qui n'avait jamais réussi à être comblé. Et ce, depuis toujours. Dès la naissance, elle était défaillante. Où était-ce tout simplement le fait qu'elle n'ait pas vécu dans un environnement aimant au moment où il le fallait et qu'il était déjà trop tard quand ce fut arrivé. Quoiqu'il en soi, c'était ainsi. Elle avait un trou béant à la place du cœur et personne n'avait encore réussi à le lui remplir. Snow disparaissait de la vie des gens comme elle y entrait. Si on ne cherchait pas à la revoir, elle ne refaisait jamais surface d'elle-même. Et Gabriel, elle l'avait revu bien plus de fois que les trois quarts des personnes qu'elle avait rencontré au cours de ses virées nocturnes. Parce qu'il était revenu. A chaque fois. Par plaisir malsain d'avoir une bonasse coincée derrière des barreaux et pouvoir la matter à volonté, certes. Mais il était revenu. Avec pour dernière entrevue, la conclusion de quelque chose qui allait inéluctablement arrivé. Qui avait fini par arriver. Dans des circonstances qui ne s'y prêtaient peut être pas. Mais ça avait été suffisant.

Lorsqu'il attrapa ses poignets pour les lui plaquer derrière le do, elle eut une impression de déjà vu. Elle ne se débattit par pour autant. Elle était beaucoup trop faible par rapport à sa carrure et bien trop alcoolisée pour réagir à quoique ce soit. Elle allait encore finir au poste et Gabriel allait s'amuser une fois de plus à la mettre en cellule. Elle releva les yeux vers lui, résignée, pour tomber nez à nez dans ses prunelles noirs qui n'étaient à peine qu'à quelques centimètres des siennes. Il était si près de son visage. Elle pouvait sentir son souffle se mélanger au sien. Il sentait l'alcool lui aussi. Ou bien était-ce peut être elle qui avait tellement bu qu'elle sentait pour deux. Elle jeta un coup d'oeil, comme par réflexe, à ses lèvres lorsqu'il se mit à parler. Elle esquissa un léger sourire narquois à l'idée qu'il aurait du l'attacher ce jour-là. C'était décidément son passe-temps préféré. Il lui en voulait vraiment. « Je ne suis jamais partie. Tu savais où me trouver. » répondit-elle tout simplement. Trouver Snow n'était pas bien compliquée. Elle était de sortie toutes les nuits, souvent dans les mêmes endroits. Vous pouviez faire tous les bars ou toutes les boites, il était presque impossible de ne pas tomber sur Snow. Là, c'était lui qui n'était jamais revenu après cette fameuse nuit. Pas qu'elle l'ait cherché ou qu'elle ait tenté de le revoir. Snow n'était que de passage dans la vie des gens, celle de Gabriel également. Le fait qu'il se retrouve là, face à elle, deux ans plus tard presque exactement dans les mêmes circonstances que leur première rencontre, était le plus grand des hasards.

Snow fut légèrement surprise de le voir lâcher prise. Elle avait presque pris l'habitude de finir menottes au poignet et de se faire embarquer dès que sa route croisait celle de Gabriel. A la place il lui prit doucement le poignet pour l'emmener avec elle sur les canapés où elle était assise avant qu'il n'arrive. Prenant place sur ses genoux. Là encore, une impression de déjà vu lui vint à l'esprit. Le contexte en revanche différait. Elle ferma doucement les yeux lorsqu'il vint placer sa main dans ses cheveux. C'était beaucoup plus agréable et de loin plus subtil que de mettre directement ses mains sous sa robe. Même si elle n'y pensait pas, elle savait au fond que le résultat serait sans doute le même. Son corps était la seule chose qui intéressait les hommes, et la seule chose qu'elle pouvait leur offrir. Ses yeux ne restèrent clos pas bien longtemps. Ça tournait beaucoup trop. Elle avait encore trop picolé. Elle ne savait pas s'arrêter. Elle préférait de loin ne pas se poser de question sur l'état dans lequel devait se trouver son foie et ses poumons. Avec ce qu'elle faisait subir à son corps, il était étonnant qu'on ne l'ai pas encore retrouvé morte dans une ruelle à cause d'une overdose ou en train de clamser d'un coma éthylique. La jeune femme plongea son regard dans le sien quand il fit balader ses doigts sur son visage. Puis, fronçant légèrement les sourcils, eut un mouvement de recul quand il vint lui pincer le nez. Surprise. Retourner dans la fosse au lions ? Elle eut un léger sourire amusé. « Parce que tu n'en es pas un ? » C'était une question réponse. Il avait chassé le lionceau, et repoussé sans doute ceux qui aurait pu prendre sa place, mais le lion, elle était actuellement assise sur ses genoux. Dans l'état où elle était il pouvait bien faire ce qu'il voulait d'elle.

Snow le fixa longuement avant de lever maladroitement sa main. Elle posa doucement le bout de ses doigts sur les sourcils du jeune homme, avant de les faire glisser lentement le long de sa joue puis ils passèrent sur ses lèvres, avant que sa main vienne retomber mollement sur le torse de Gabriel. Il y avait quelque chose qui avait changé en lui. Elle le voyait, dans ses yeux. Ce n'était pas difficile. Quelque chose c'était brisé. Quoi, elle n'en savait rien. Les flics voyaient de ces horreurs qu'elle ne s'étonnait pas que ça puisse laisser des séquelles à certains d'entre eux. C'était peut être même à cause de ce fameux jour où elle avait l'avait vu dans un état de détresse sinistre qui ne l'avait pas laissé de marbre. Snow ne s'intéressait pas à la vie des gens mais quelque chose la poussait à se demander comment une personne comme lui avait-il pu sombrer aussi bas qu'elle. Bien que différent. Snow était une boite vide, il n'y avait rien à détruire, rien à blesser. Dans ses yeux à lui elle voyait de la tristesse et de la colère aussi. Une rage douloureuse qui lui bouffait l'âme. On lui avait pris la lumière qui brillait dans ses yeux. Il n'y avait plus rien. « Je ne pensais pas te revoir si brisé. » Elle avait dit ça dans un souffle, d'une voix à peine inaudible, presque pour elle-même. Encore une personne que la vie c'était amusé à détruire à petit feu. Il était un peu la lumière de la justice et elle la noirceur de la nuit à l'époque. Pourtant à l'heure actuelle, elle avait l'impression qu'il avait été englouti aux plus profonds des ténèbres.

Elle lâcha un léger soupir, baissant les yeux. Tournant la tête et balayant la table où tronait des cadavres de bouteilles et de verres, elle se pencha pour attraper le sien, vide. Il fallait qu'elle boive. Elle en prit un deuxième d'un geste maladroit. Renversant au passage tout ce qui traînait sans y prêter attention. Elle chopa la bouteille de whisky déjà bien attaquée, et y versa le liquide presque jusqu'à ras bord dans les deux. Le dosage, c'était pas son truc. Elle but deux gorgées dans chaque verre, histoire de pas en mettre partout une fois dans ses mains, avant d'en tendre un à Gabriel. « Tiens. A moins que les flics en service ne picolent pas. » dit-elle ironiquement. Snow se noyait là dedans. Ce n'était peut être pas le cas de toutes les âmes perdues. Mais c'était son remède à elle. Elle partageait. Elle n'était pas de nature curieuse. Elle ne parlait pas beaucoup et ne posait pas souvent de questions. Mais pourtant, son cerveau embrumé commençait à s'interroger sur le pourquoi du comment Gabriel avait pu perdre la lueur qui l'animait. Comment avait-il pu rejoindre son monde à elle. Elle le fixa. Comme si elle tentait de lui faire parvenir silencieusement les questions qu'elle ne poserait pas. Et dévisageant ce visage qui bien que le même avait tellement changé, elle porta une nouvelle fois son verre à ses lèvres.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Mer 31 Aoû - 19:30

wang gabriel + park snow
je te vends mon âme, fais de moi ce que tu veux,en retour donne moi la chance d'être mieux. je te vends mon âme, prends ma vie et mon paysage, en échange je veux voler ton visage.
Tu savais où me trouver. Vrai. Au cœur de la nuit. Le cœur glacé. Les membres abusés. Il savait où il aurait pu aller la chercher. Trop occupé à faire son deuil. Il n'était déjà pas un rayon de soleil à l'époque. Lassé. Désabusé. Mais depuis cette nuit. Sa cadette. Les fragments d'espoir avaient volé en éclats. Ses yeux s'étaient assombris. Son corps ramollis. Dissimulait cet ouragan de fureur. Avait sauté les deux pieds dans le désarroi. S'enfonçait dans l'obscurité. Le putain de manque de goût de vivre.

Ces deux prunelles reflétaient la même absence de désir. Il se disait que depuis tout ce temps il était peut-être l'heure de se pencher sur la demoiselle. Curieux. Comment pouvait-on se laisser abuser jusqu'à chaque centimètre de chair ? Il l'imaginait. Bretelles de sa robe tombant sur ses bras. Étalée sur le lit. Et un vieux dégoûtant au dessus. Trop fier d'avoir réussi à mettre une jolie minette sous les draps. Gabriel aurait peut-être voulu sauver cette fille de ce cercle malsain. Lui donner quelque chose à quoi s'accrocher. La sortir de ce monde. La faire sourire pour de vrai. Mais Zero n'en avait plus rien à faire. Grande. Adulte. Vaccinée. Qu'elle fasse bien ce qu'elle veuille. Qui était-il pour intervenir ? Le putain de néant. Les doigts entre sa chevelure douce, il tilta sa tête sur le côté. Lui ? Un lion ? Non. Il voudrait bien. J'aimerais en être un. Il n'était rien. Sa tête se secoua négativement. Le physique attirant de la jeune femme n'était plus à prouver. Il ne l'avait jamais été. Toutefois, il ne poserait pas ses mains sur elle plus que ce qu'il ne faisait déjà. Ce n'était pas parce qu'il ne disait rien des agissements dégoûtants des autres qu'il ferait les mêmes. Il avait l'impression, à travers ses yeux voilés, que ses lèvres avaient trop été abusées. Que c'était plus un passage obligatoire qu'une réelle source de plaisir. Il n'abuserait pas d'elle – ni de personne d'autre. Ce n'était juste pas son genre. Ne le serait jamais.

L'affection physique lui manquait. Il s'en rendait compte maintenant qu'il était conscient de ses propres gestes. Et des siens. Suivant brièvement du regard ses doigts finir sur son torse. Il s'apprêtait à dire quelque chose. Toutefois, ses muscles se tendirent. Tous sans exceptions. Brisé. Il l'était. Son corps n'y réagissait juste pas bien. C'était évident. Pourtant il ne voulait pas qu'on le lui dise. Quand bien même ce fut sans jugements. Sa mâchoire contractée. Ses dents grinçaient. Il la fixa dans les yeux jusqu'à ce qu'elle se penche pour continuer à boire. Il se redressa. Posa ses mains sur ses hanches, prêt à la rattraper si elle venait à manquer d'équilibre. Ses yeux retournèrent au lieu. Son ami était au fond. Lui leva les deux pouces en l'air avec un clin d'oeil. Un geste vaguement obscène avec. Gabriel arqua un sourcil. Se retint de lui répondre par un doigt d'honneur. Son attention fut de nouveau attirée par la jolie brune qui lui tendait un verre. Flics en service. Sa bouche se tordit en une moue disgracieuse, puis il leva les yeux au ciel et l'attrapa. «  Je fais ce que je veux, service ou non.  » Nouvelle esquive. Il dansait sur les mots. Avala une gorgée avant de faire une grimace. Tira la langue. Putain la dose. Et elle n'avait aucuns soucis de santé à encaisser cette merde tous les soirs ? Malgré son taux d'alcool déjà dans le sang, il l'avait sentie passer, cette gorgée. Il fallait que ses papilles gustatives soient encore plus engourdies pour avaler ce poison. Il se redressa doucement. Histoire qu'elle ne renverse pas son propre verre sur son pantalon. (Bonjour, l'état du cuir après.) Étendit son bras vers la source de son désir, sur la table. Il était vaguement humidifié mais il fera avec. Il n'avait pas plié son corps. Appuyant ses lèvres derrière l'oreille de la jeune femme tandis que ses doigts récoltaient son dû. Son dos vint retrouver le canapé et il porta son bâton cancérigène à ses lèvres. S'articulant pour attraper le briquet dans la poche de son pantalon. Gabriel prit une grande inspiration et fit retomber sa tête en arrière. Soufflant. L'odeur ne serait pas masquée par la transpiration des corps dansants sur la piste, mais tant pis. Son insigne de flic lui servirait bien si le gérant passait par là pour essayer de le rappeler à l'ordre. Il était l'ordre. Il décidait les choses. Et il avait décidé qu'il fumerait des substances illicites que cela plaise ou non.

«  Tu vas crever comme une chienne, si tu continues ce train de vie.  » Sa tête s'était penchée histoire d'apercevoir vaguement le visage poupin de la jeune femme. «  Un vrai gâchis.  » Il étendit ses doigts, effleura ses clavicules apparentes d'un air absent. Elle ne devrait pas se donner à n'importe qui. Les dégâts psychologiques qu'elle devait se trimballer. Il aurait eu envie de se redresser et d'écraser ses lèvres sur les siennes. Goûter au mélange d'alcool de leur deux langues. Jusqu'à ce qu'elle lui demande de la ramener chez lui. Et il aurait passé sa nuit à veiller à ce qu'elle en passe une à dormir. Il ne l'aurait pas baisée. Cela dit, ces envies se dissipèrent alors qu'il inspirait une deuxième bouffée de sa cigarette améliorée. Peut-être qu'il était un lion, au final.

Il remonta ses doigts sur ses boucles d'oreilles en croix. Esquissant un sourire narquois. Une croix catholique sur elle, c'était hilarant quand on y pensait. Toutes ces conneries de ne pas coucher avant le mariage, voire de mariage tout court, ça devait être abstrait. La maison de Dieu. Une enfant de Dieu. Elle ne devait même pas être croyante. Elle avait descendu les marches jusqu'aux enfers, elle aussi. Enfin... Tant qu'elle ne sacrifiait personne au nom d'un dieu du mal, c'était tout ce qui importait. Il fronça les sourcils. Tordit sa bouche. Ouais. Elle devait écraser des poussins sous ses talons. C'était sûr. «  Je ne suis plus flic.  » Lança-t-il un peu au hasard sous les yeux inquisiteurs de la fille de Satan. Zero se releva. But une nouvelle gorgée qui ne le fit plus grimacer. Sourire malsain. «  Ta peau fine et immaculée me donne envie de te tatouer, à vrai dire.  » Il posa son coude sur l'épaule de la jeune femme. Son deuxième bras près de son corps avec entre les doigts sa cigarette. Il la mit entre ses lèvres et utilisa ses doigts de libres pour appuyer sur sa colonne vertébrale. Du haut vers le bas. «  Juste ici.  » Murmura-t-il. Sa main termina inévitablement sur ses fesses, mais il la retira immédiatement quand il s'en rendit compte. Reprit sa clope. «  Une prière.  » Les doigts de son autre main vinrent s'enrouler de nouveau dans ses cheveux – oui, il les adore – et il tira dessus. Assez fort pour lui faire basculer la tête en arrière, mais pas assez pour qu'elle en souffre. «  Une prière de mourir au plus vite.  » Il posa ses lèvres sur son cou dégagé. «  J'ai l'impression que ça t'irait.  »

L'effet que ça ferait à tous ceux qui auraient envie de la retourner sur le ventre au milieu de la nuit pour continuer à abuser d'elle sans sentiments. Zero était certain que ça exciterait quelques psychopathes. Quelque part, il ne voulait pas que des psychopathes ne lui passent dessus. Ni des hommes biens, d'ailleurs. Qu'on lui laisse la paix. Il lâcha ses cheveux. Tomba sa main jusqu'à ses mollets nus qu'il caressa d'un air absent. Il garda les yeux entrouverts. Son nez sous son oreille. «  Raconte moi une histoire. Ton histoire.  » Gabriel ferma les yeux avant d'en rouvrir un. «  Et n'oublie pas le passage sur ce flic super sexy.  »
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Mer 31 Aoû - 23:04

BURNT PARADISE × ft. WANG ZERO & PARK SNOW


Tu vas crever comme une chienne, si tu continues ce train de vie. Une chienne. C'était le mot parfait pour décrire la façon dont le monde la considérait. Et elle, elle ne faisait rien pour changer son image. Rien pour changer son mode de vie. Rien pour changer ses actes. Ce train de vie, elle était allée à lui comme il était venu vers elle. Naturellement. Plongeant un peu plus dans ce cercle sans fin chaque soir. S'engouffrant à un rythme effréné vers une chute qui n'en finissait pas. Si Snow devait crever, c'est que c'était son heure. C'est que ça devait arriver. Rien de plus. La façon dont elle mourrait ne lui faisait ni chaud ni froid. Dans son lit. Par terre dans la rue. Peu importe. L'âge n'était pas important non plus. Ce soir. Demain. Ou  bien même dans dix ans. La décadence durerait juste plus longtemps.

Snow avait les yeux perdus sur le torse de Gabriel. Le regard vide. Elle buvait ses mots. Ses mots qui pourtant ne la faisaient pas réagir. Il ne faisait que lui répéter l'évidence. Elle le savait. Mais elle ne faisait rien pour y remédier. Elle n'attendait rien de la vie pour s'y accrocher. Un vrai gâchis La brune releva ses yeux embués vers lui. Elle ne savait pas s'il le pensait vraiment. S'il avait rajouté ça juste parce que ça sonnait bien avec le fil de la conversation. Ou s'il commençait à être vraiment ivre pour débiter ce genre de conneries. Certes, elle aurait pu avoir une vie décente. Cependant, elle ne se rappelait même plus comment elle en était arrivée là. C'était presque normal. Elle avait toujours vécu ainsi. Un léger rire nerveux s'échappa de ses lèvres rosées. « Tu divagues. » Oui, c'est la meuf déchirée qui sortait ce genre de propos, mais à raison. Un gachis pour quoi ?  Un gachis pour qui ? Snow n'était pas du genre à s'apitoyer sur son sort. Tout comme elle n'était pas du genre à se lancer des fleurs non plus. Mais soyons honnête. Si elle devait clamser. Hormis sa famille adoptive. Ça ne toucherait pas grand monde, lui encore moins, d'ailleurs. Le monde ne s'arrêterait pas de tourner. Personne ne remarquerait son absence. Elle ferait vaguement une colonne dans les faits divers d'un journal, dans le cas où elle décéderait à la suite  d'une overdose ou d'un coma.  Rien de plus. La vie poursuivrait son cours. Avec ou sans elle.

Snow inspirait la fumée qui se dégageait de la clope améliorée du jeune homme. Elle louchait dessus depuis qu'il l'avait allumé. Elle était habituée aux bars un peu undergrounds où tout le monde fumait à tout va. Pas de règles. Rien. Mais dans des bars comme celui-ci, c'était différent. Il fallait aller dehors ou encore dans des salles aménagées en fumoir. Mais elle n'avait pas envie de bouger. Elle était bien là. Assise sur Gabriel, qui faisait l'effort de lui faire croire qu'il s'intéressait à elle et pas qu'à son cul. Elle ne réagit pas plus que ça quand il balança de but en blanc qu'il n'était plus dans les forces de l'ordre. Même si elle fit le lien avec le fait que l’altercation de tout à l'heure, ce n'était que du flan. Puis son cerveau se ralluma. Elle lança alors « Tu pourras plus m'arrêter, du coup. » Quel dommage.

Elle reporta l'alcool à ses lèvres. But une gorgée. Puis deux. Avant de finir par caler son verre contre ses cuisses. La main qui lui descendit lentement dans le dos la fit frémir. Et elle sentit comme un vide s'installer quand il la retira. Il voulait la tatouer. Snow n'y avait jamais songé. Pas que cela lui déplaise. Pourquoi pas même. Mais cela ne lui avait juste jamais traversé l'esprit. Une prière. Elle était à deux doigts de lui ricaner au nez quand il lui attrapa les cheveux. Faisant chavirer la tête en arrière. Une prière pour mourir. Le regard de Snow se perdit dans le plafond. Elle n'avait pas spécialement envie de mourir. Tout comme elle n'avait pas envie de vivre plus que ça non plus. Pourtant, de sa bouche, ça sonnait si bien. Il ne connaissait rien d'elle. Parce qu'il n'y avait rien à savoir. Et c'était comme si il la connaissait par cœur en même temps. C'était un sentiment étrange. Alors qu'elle sentait un souffle chaud lui chatouiller agréablement le cou elle lâcha d'une voix lointaine, sans réfléchir. «  Alors fais le. » Un tatouage était censé être un acte mûrement réfléchi. Fait après avoir pensé longuement à ce qui allait rester gravé sur votre peau jusqu'à votre mort Pas sur un coup de tête. Pas parce qu'on vous balançait l'idée dans le fil d'une conversation. Pourtant elle était prête à se livrer instantanément à ses mains expertes sans poser de question. Suivre aveuglément Gabriel dans son envie d'encrer sa peau.

Snow resta un moment à fixer d'un air las le plafond après qu'il eut relâché ses cheveux. Et qu'elle put bouger la tête à sa guise. La main de la jeune femme vint se glisser derrière la nuque de Gabriel d'un geste mécanique alors qu'elle commençait à jouer doucement avec ses cheveux d'un air absent. L'autre tenant fermement son verre. Comme si ses paroles avaient eu un impact sur le peu de conscience qu'avait Snow. Elle qui cherchait à se déconnecter de la réalité. C'était comme si il tentait de la faire redescendre sur terre à chaque mot. En conséquence, elle reporta son verre à ses lèvres. Et inconsciemment, elle en bu l'intégralité.. Elle ne savourait pas. Elle ingurgitait. C'était à peine si ça avait le temps de marquer une pause dans sa gorge. Trajet instantané jusqu'à l'estomac. Fixant son verre vide, elle le laissa giser dans sa main. Il fallait le remplir. Mais la voix de Gabriel la sortit de ses réflexions intérieures et elle reporta ses yeux sur lui. Du moins, ce qu'elle en voyait. Elle sentit son souffle se répercuter sur son cou, juste en dessous de son oreille. Lui raconter son histoire? Elle se crispa. Qu'y avait-il à raconter. C'était la même chanson chaque soir. Et il le savait. Il devait sans douter. Snow n'avait pas d'histoire. Pas qui puisse intéresser qui que ce soit. Sa main remonta un peu dans les cheveux de Gabriel. Jouant avec ses mèches. Redescendant caresser son cou dans un geste distrait de temps à autre. « Tu risques d'être déçu. Il n'y a rien à raconter. T'as pas choisi la meilleure narratrice pour une histoire palpitante. » Le coup du flic sexy la fit sourire légèrement. Elle fut plongée dans ses pensées pendant un moment. Elle n'avait pas spécialement envie de parler d'elle. D'une part, car il n'y avait rien d'intéressant dans sa vie qui avait l'utilité d'être mentionné. Et de l'autre, le peu qui aurait pu être dit n'aurait servi qu'à attisé une pitié supplémentaire. Snow n'en désirait pas. Elle ne s’apitoyait pas sur son sort. Elle avait toujours accepté la fatalité à bras ouverts sans chercher à changer quoique ce soit. Et puis... « Tu m'as arrêté bien trop de fois pour me faire croire que tu n'as jamais pris le temps de lire ce qu'il y avait dans mon dossier. » rajoutat-t-elle doucement. L'essentiel était dedans. Toutefois, ses neurones étant complètement imbibés d'alcool, elle se laissait aller au gré de ses paroles. Et si elle n'aurait jamais approfondi le sujet elle lâcha tout de même, résignée. « Qu'est-ce que tu veux savoir de plus ? »

Sa tête finit par se poser contre celle du jeune homme. Elle baissa alors les yeux posant négligemment à coté d'elle le verre vide qui n'attendait qu'à être rempli. Elle voulait autre chose. Sa main se dirigea vers celle de Gabriel, où elle prit le joint qui se consommait silencieusement. Elle porta le bâtonnet à ses lèvres, tirant une grande bouffée comme si elle n'avait pas fumé de la journée. La fumée finit à peine de s'échapper de ses lèvres qu'elle retira une nouvelle fois dessus. Puis, replaça le bien entre les doigts de son propriétaire. Fermant quelques secondes les yeux, elle les rouvrit quand elle sentit de nouveau sa tête tourner. Elle remua, se tournant un peu plus vers lui. Son autre main libre vint se loger contre la joue du jeune homme, redressant son visage vers elle, alors que son pouce vint caresser doucement ses lèvres. Son visage se rapprocha dangereusement du sien. Ses yeux vagabondaient entre ses prunelles noirs comme les ténèbres qui le rongeaient, et ses lèvres qui lui criaient de venir combler le vide qui les séparaient. Snow était à deux doigts de céder à la tentation qui trônait sous son nez. Toutefois, elle finit par éloigner son visage. Lui jetant un dernier coup d’œil avant de passer ses mains autour de son cou et d'enfouir son visage dans le creux de sa nuque. Effleurant celle-ci du bout des lèvres. Sentant son odeur. Collant son corps chaud au sien. Gabriel voulait en savoir plus sur elle. Et elle voulait en savoir plus sur lui. Chose rare. « Où t'étais parti. » sussura-t-elle. Pas que son départ avait impacté sur sa vie. Pas qu'il lui avait manqué non plus. Ce n'était pas vraiment une question et la réponse n'allait pas changer grand chose. Il partirait peut être même de nouveau une fois la soirée terminée. Elle ne le reverrait peut être que deux ans plus tard encore. Mais elle n'allait tout simplement pas lui demander pourquoi était-il parti. Elle n'avait pas envie de remuer le couteau dans une plaie qui était surement encore grande ouverte.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Jeu 1 Sep - 23:55

park snow + wang gabriel
minuit se lève en haut des tours, les voix se taisent et tout devient aveugle et sourd. la nuit camoufle pour quelques heures la zone sale et les épaves et la laideur. j'ai pas choisi de naître ici entre l'ignorance et la violence et l'ennui. remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots. envole-moi
Divaguait-il réellement ? Oui. Probablement. Il avait l'air d'avoir les pieds sur terre. En réalité il était haut perché. Il ne prit pas la peine d'insister sur ses propos. Elle ne le croirait pas. Il n'en avait pas envie. Toutefois, il le pensait. Probablement qu'elle devait être douée à quelque chose. Et dans ce pays si superficiel, son physique pourrait lui ouvrir n'importe quoi. Elle pourrait avoir une vie. Avoir quelque chose. Gabriel se disait qu'elle n'avait pas essayé. Ou pas assez fort. Mais il ne lui ferait pas la morale. Pas lui. Pas après avoir perdu le seul rayon d'espoir qui l'animait. Il était à mi-chemin. Pas assez courageux – ou lâche – pour s'ouvrir les veines dans sa baignoire. Pas assez envieux de la vie pour vouloir la continuer. Avec tout ce qu'il ingurgitait son organisme, quelque chose finirait certainement par mettre un terme à son existence. Une réunion. Il y trouverait sa sœur. C'était certain.

Elle était une épave. Ancrée au fond de l'eau depuis des années. Inerte et fragilisée à l'extrême. Aussi le jeune homme eut une expression faciale meurtrie qu'elle ne put apercevoir. Elle s'abandonnait à tout, en un claquement de doigt. Un long soupir traversa ses lèvres avant qu'il vienne ne les mordre. Fais le. C'était son idée. Il en avait envie, comme il l'avait dit. Mais il ne le ferait pas. Jamais. S'il devait lui encrer quelque chose sous l'épiderme, ce serait de l'espoir. De la lumière. Il ne lui laisserait pas de l'obscurité. Il ne la laisserait pas là-bas, s'il devait avoir un quelconque impact sur elle. Il lui tendrait la main pour l'emmener vers la lumière. Mais ce n'était pas au programme. Déjà parce qu'il en était incapable. Ensuite parce qu'il n'avait pas la force de s'occuper de lui-même. Quelqu'un d'autre serait trop dur.

Il ne put retenir son rire cette fois-ci. Moqueur. Il ne la croyait pas. Rien à raconter ? Gabriel inspira une bouffée de sa drogue et relaissa tomber son bras. Il s'apprêtait à dire quelque chose. Toutefois elle continua sa phrase qui déclencha un sourire sincère de l'ancien policier. S'il avait lu son dossier ? Pas une fois. Si elle en avait un, ce n'était pas lui qui avait écrit dedans. Déjà parce qu'il n'avait pas que ça à foutre. Surtout parce que son travail de policier n'avait été ni plus ni moins qu'une couverture pour sauver le cul de sa délinquante de cadette. Il se moquait des tueurs en série, il n'allait pas s'intéresser aux fumeurs de drogues tout simples. Si elle était suspectée de meurtre, peut-être même que ça l'exciterait un peu. Puis passé le déni de glace, il souffla. Qu'est-ce qu'il voulait savoir, de plus ? Tout. De son lieu de naissance à son rêve le plus fréquent. Mais elle n'avait pas l'air encline à parler. Il ne la forcerait pas. Sur le point de se décoller d'elle pour plonger dans ses prunelles, elle colla sa tête sur la sienne. Et il ferma les yeux. Ils avaient beau faire les grands hommes virils. Il n'y avait rien de plus réconfortant et agréable que le corps d'une femme. Gabriel passerait des heures, enlacé à l'une d'elles. Tel un enfant en manque d'affection. Si bien qu'il ne remarqua qu'à peine qu'elle lui vola son bien. Ses oreilles commençaient à être endolories. Ses membres relaxés. Il pourrait bien pioncer assis, comme ça. Le jeune homme était sur le point de lâcher prise quand il sentit son vis-à-vis se mouvoir.

Alors qu'il regagnait conscience et rouvrit les yeux, il sentit une main moite sur sa joue. Instinctivement, ses yeux se levèrent. Il aurait voulu la taquiner, lui dire de ne pas le draguer. Qu'elle n'était pas son genre de femme. Cependant, le pouce sur ses lèvres le fit déglutir. Putain. Ce ne serait pas la première fois que leurs lèvres se touchent ou s'effleurent. Il fronça sensiblement les sourcils, fixa ses lèvres rosées pulpeuses. Mais rien. Le néant. Elle se détournait de lui. Et ce fut à ce moment qu'il se rendit compte qu'il avait arrêté de respirer. Ainsi il inspira profondément. Décida de rapporter sa sucette cancérigène à ses lèvres juste après qu'elle ai décidé de l'enlacer. Il décida de s'appuyer contre le dossier pour qu'elle puisse mieux s'allonger sur lui. Son regard tomba vers son ami au fond de la salle qui était visiblement en train d'harceler une pauvre fille. Pas assez pour l'oublier, puisqu'il croisa le regard de Zero et lui fit des signes plus obscènes que les précédents. Sincèrement, il aurait ri s'il en avait eu la force. Mais là ? Pas vraiment. Nouvelle bouffée de cigarette et il était déjà au bout. Il sentit ses lèvres sur sa nuque. Quand ses mots le frappèrent.

Où t'étais parti. Où, exactement ? Bonne question.


Gabriel enroula ses bras autour de son corps et la serra un peu plus contre lui. «  J'savais bien que je t'avais manqué.  » Non. Mais bon. «  Partout. Nulle part.  » Il ne pouvait pas dire. «  Fatigué par la lumière, j'ai fermé les yeux.  » Sur la vie. «  Alors, j'ai marché où je voulais. Je sais pas trop. Je suis pas sûr.  » Peut-être qu'il avait erré et que ses pas l'avaient emmené à la recroiser exprès. Qui savait. «  Je crois que je suis content d'être là, en tout cas.  » Parce que content était un sentiment qu'il n'expérimentait plus depuis un moment. Disons que cela ne le dérangeait pas. Il était presque bien. C'était dû à la drogue et l'alcool. Oui. Ça devait être ça. Il jeta un œil vers son joint consumé et prit la dernière bouffée. Il la garda dans sa bouche, écrasa son poison sur le canapé et vint entrouvrir les lèvres de la jeune femme alors qu'il tournait son visage vers elle. Se penchant, il souffla modérément sa fumée devant son visage. Dans sa bouche, ses narines. Qu'elle ne suffoque pas non plus. Dès que ses joues furent vidées de leur vapeur toxique, il referma sa bouche sur la lèvre inférieure de Snow. Mordillant très vaguement l'espace d'une seconde. Puis il esquissa un sourire.

«  Je n'ai pas lu ton casier. C'était juste plaisant de te dominer derrière les barreaux.  » C'est ça, du con. Sans gêne avouer que c'était un maniaque du contrôle. Sur tout. Mais sur plus rien, désormais. Il remit en place une de ses mèches de cheveux derrière son oreille. S'attardant encore sur ses boucles d'oreilles. Puis reposa son bras autour de sa taille afin de la serrer de nouveau. «  Mais quand tu auras du temps à perdre... Et si jamais on se croise encore...  » Sous-entendu, après qu'il l'ai ramenée chez elle, sans rien d'autre derrière la tête. Il mentirait s'il disait qu'il n'avait pas eu l'idée quelques secondes qu'elle reste assise sur lui, mais nus, et sur la banquette d'une voiture arrière mais. C'était parce que son désir doublait, alcoolisé. Comme beaucoup. «  J'écouterai bien le récit de la plus mauvaise narratrice de tous les temps.  » Cela n'avait pas besoin d'être palpitant. «  Puisque tu as l'air d'avoir ta dose de soulagement sexuel, j'cracherais pas sur l'idée de t'écouter me conter tes histoires.  » Juste parce qu'elle l'avait aidé y'a deux ans. Rien de plus. Il aurait bien vanné en disant que tous ces déchets de l'humanité ne devaient probablement pas la soulager sexuellement, mais il garda ses remarques pour lui. «  J'suis sûr que y'a plus qu'un physique avantageux là-dedans.  » Lâcha-t-il en tapotant son crâne. Magnifique. Il avait presque l'air sympa. «  Je ne te drague pas. » Chuchota-t-il en dernier, ricanant. «  Je mens juste assez rarement, princesse » Princesse des enfers. Princesse déchue. Princesse désabusée.
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MessageSujet: Re: burnt paradise.   Ven 2 Sep - 13:37

BURNT PARADISE × ft. WANG ZERO & PARK SNOW


Snow lâcha un soupir fatigué. Elle était si bien là. Son corps collé au sien. Ses bras qui la serraient contre lui. Des gestes qu'on ne lui accordaient rarement de cette manière. Elle aurait pu rester là, comme ça, jusqu'au petit matin. Elle buvait ses paroles. S'il lui avait manqué. Pas vraiment. Peut être qu'après leur dernière entrevue, en deux ans, il lui était arrivé d'y penser. Oui. Peut être était-ce parce qu'elle n'avait plus revenu son visage apparaître subitement. L'air bien déterminé à écourter sa soirée et à la faire décuver en cage. Sourire malsain au visage. Peut être parce que la dernière fois que ça lui était arrivé, ce n'était pas lui. Et qu'elle ne l'avait pas vu à ce fameux poste de police qui lui était devenu si familier. Et c'est là qu'elle avait compris qu'il était parti. Pas qu'elle y prenait plaisir non plus. Mais elle s'était rappelé ce jour-là le visage vide qui avait ravagé son visage. Visage qu'elle ne pensait plus revoir, d'ailleurs.

La jeune femme l'écoutait. Fatigué par la lumière j'ai fermé les yeux. Pour rejoindre les ténèbres. Le visage toujours dans son cou, sa main qui n'avait cessé de jouer avec ses cheveux se stoppa. Alors il avait réellement fini par sombrer. Ce n'était pas qu'une impression qui l'avait frappé de pleins fouet en le regardant. C'était réel. Ses yeux qu'elles avaient fermé s'étaient entrouverts de nouveau, légèrement. Et ça ne la laissa pas de marbre. Où était-ce l'alcool qui faisait en sorte qu'elle éprouve de l'empathie pour cet homme qui avait dégringolé bien trop bas. pourtantil finit par lui avouer qu'il était content d'être là. Content. C'était un terme bien trop abstrait pour une personne comme elle. Content d'être revenu ici, sans doute. Il lui était difficile d'imaginer qu'on pouvait être heureux de chuter pour finir dans les tréfonds de ce monde qu'elle fréquentait depuis tant de temps. C'était beaucoup trop compliqué pour son état actuel. Elle ne comprenait pas. Elle ne releva pas. La jeune femme était sur le point de refermer les yeux quand elle sentit une force extérieure tourner son visage vers le sien. Tandis qu'une légère vague de fumée venait lui recouvrir le visage. Elle ne bougea pas. Ses poumons n'étaient pas à ça près. Tout comme ce n'était pas dérangeant. En revanche, sentir les lèvres de Gabriel se refermer sur une des siennes pour la lui mordiller lui arracha une agréable sensation de plaisir. Écourtée beaucoup trop tôt. Ses sourcils se froncèrent. Tandis que ses yeux le fixèrent. Dans l'espoir qu'il revienne à la charge. Si sobre elle n'aurait sans doute jamais eu ce genre de pensée. L'alcool décuplant certains sens comme il couchait à plat tous les autres.. Elle en voulait plus.

Ses yeux se baissèrent. Son regard se planta sur un bout de son torse bien qu'en réalité, son regard vide ne discernait pas grand chose. Il n'avait pas lu son casier. Un léger sourire vint orné ses lèvres. Ça l'étonnait un peu, quand même. Son sadisme n'était donc pas accompagné de curiosité. Il avait aimé la dominer derrière des barreaux. Elle ne s'en serait presque pas doutée, tiens. Comme si la fixer pendant des nuits entières ne lui avaient jamais mis la puce à l'oreille. Pourtant, ce n'était pas difficile de se rendre compte que pour dominer Snow, personne n'était obligé d'aller si loin. Il devait sans douter. Ce n'était pas compliqué de faire ce que l'on voulait d'elle après tout.. Se croiser encore. Leurs chemins ne se recroiseraient que s'il en décidait ainsi. Ça ne marchait qu'à sens unique. Lui seul savait où la trouver. Et quand même Snow aurait pu le contacter, elle n'en aurait rien fait. Elle n'allait pas vers les autres. Les autres venaient à elle, comme un aimant, quand ils voulaient d'elle. Rare le faisait une seconde fois. Elle était une sorte d'objet à usage unique. Elle partait comme un fantôme et beaucoup ne la revoyait jamais. Pas d'attache. Rien. Il en serait de même ici. Encore. Son visage s'enfouit de nouveau dans son cou. Les lèvres qui effleuraient la peau du jeune homme finirent par s'y coller et se refermer contre celle-ci, l'embrassant doucement. Tandis que l'une de ses mains était remontée caresser sa joue. « On ne se croisera que si tu fais en sorte que ça se produise. » chuchotat-elle. Elle n'était pas sûr de le vouloir. Tout comme elle en crevait d'envie. Elle eut un rire nerveux quasiment imperceptible à cette pensée. L'envie. Snow avait rarement envie de quelque chose. Rarement envie de quelqu'un. Elle était beaucoup trop déchirée. C'était un fait avéré désormais.

Gabriel renchérit sur son histoire. Il ne la croyait pas. Pourtant il n'y avait réellement rien à raconter sur elle. Sa vie pouvait se résumer en une ou deux lignes. Rien de plus. C'était ça qu'il voulait entendre ? Ca ne lui apporterait rien. Pourtant le fait que, même rempli de sous-entendu et de propos vagues, il ait répondu à sa question la pousserait presque à s'ouvrir un peu plus à lui. Cependant, quelque chose la bloquait. On l'avait beaucoup trop prise en pitié pour une histoire qui, selon elle, n'avait rien de triste, pourtant. C'était juste la vie. Et il y avait bien pire. Elle n'avait pas envie que ça soit le cas ici. Encore une fois. avec lui.. Le fait qu'il mentionne qu'elle devait avoir eu sa dose de sexe la crispa. Snow retira sa main de son visage, la posant sur son torse. Puis, prenant appui sur celui-ci elle se releva. Comme s'il venait de lui donner une décharge, elle décolla son corps du sien. Se redressant pour finir de nouveau assise. Elle détourna ses yeux de lui. Les posant vaguement sur les personnes présentes un peu partout dans la boîte. Dans un état pas loin du sien. Sans les voir. Qu'il pense ainsi était légitime après tout. Snow c'était bien trop fait passer dessus pour qu'on puisse se dire qu'elle n'aimait pas ça. Elle n'avait pas vraiment envie d'eux, elle se laissait juste faire. Tant qu'elle pouvait s'évader du monde. Elle n'y avait pris du plaisir que bien trop peu de fois pour le nombre de personnes qui avait pu la baiser. Son dernier orgasme devait remonter à trois semaines. Entre temps, pourtant, elle en avait vu d'autres. Beaucoup trop. C'était disproportionné. Elle tombait bien trop de fois sur des hommes qui ne pensaient qu'à se vider les couilles que sur ceux qui avaient l'amabilité de lui procurer un minimum de plaisir de leur propre volonté. Et elle s'en foutait. Comme toujours.

Il ne fallait pourtant pas croire que Snow n'avait jamais eu envie de personne. C'était faux. Elle restait humaine. Même si on pouvait parfois se poser la question. Avec des pulsions. Avec des envies. C'était rare, mais ça arrivait. Ce soir était l'un de ces jours exceptionnels. La subtilité qu'il arborait à son égard était peut être ce qui l'attirait comme un aimant. Moins direct que les autres. Tactile d'une façon beaucoup plus agréable. Le fait qu'il ne fasse rien était quelque part le facteur qui poussait son corps à en réclamer plus. Il n'était pas enclin à la satisfaire tout de suite. Comme un cadeau que l'on privait à une gamine et que l'on lui donnerait uniquement si elle était sage. Elle ignorait pourquoi voulait-il éperdument chercher à savoir ce qui se cachait au fond de sa boite crânienne. Ce qu'elle pouvait bien y renfermer. Il avait raison. Il y avait bien plus qu'un corps de bombe sexuelle là-dessous. Loin d'être stupide. Elle était intelligente et cultivée. Peu le savait car peu s'en douterait.

Je ne te drague pas. Snow tourna lentement les yeux vers les siens. Cherchant une once vérité dans ce regard noir. Elle n'y voyait que du vide. Pas de réponses. Ses propres yeux étaient bien trop voilés désormais pour y percevoir quoique ce soit de toute manière. Et de but en blanc, elle lâcha « Alors tu attends quoi de moi. » On avait rarement pour but de lui taper la causette sans intention derrière. Elle n'y croyait pas là non plus. Si il ne voulait pas d'elle, elle ne voyait pas quelle utilité elle pouvait avoir. Telle une poupée vide sans autres attributions que l'on venait de jeter. Beaucoup trop usagée. Princesse. Ça sonnait tellement faux dans ses oreilles. Elle avait plus pour habitude d'entendre des noms beaucoup moins glorieux à son encontre. Plus véridique, sans doute. Snow était loin d'être une princesse. C'était un mot trop propre, trop beau, pour un être comme elle. Ça ne collait juste pas.

Snow n'attendit pas sa réponse, elle tourna la tête. Finit par se lever. Peu stable. Elle chercha sa veste du regard. Finit par la trouver. Gisant sur un canapé un peu loin. Elle s'en empara, fouilla une poche. Pas la bonne. Puis l'autre, et en sortit un paquet de clope, puis un briquet. Elle pouvait se le permettre, elle était bien accompagnée pour ça. Elle en sortit une qu'elle cala entre ses lèvres avant de ranger le reste. Jetant négligemment le vêtement une fois fait. Elle l'alluma. En tira une bouffée avant de se rediriger vers Gabriel et se rasseoir. A côté de lui cette fois-ci. Elle ne dit rien. Ramassa son verre vide qu'elle remplit d'une main lourde de la même bouteille qui l'avait servi juste avant. Celui de son partenaire visiblement encore rempli, elle ne prit pas la peine de le lui resservir. Elle en but deux gorgées avant de prendre une longue inspiration. Elle ne savait pas ce qui lui prenait mais elle sortit d'une voix monotone. « On m'a donné une date de naissance au hasard... » Seule l'année était bonne. Pause. Elle ne savait pas ce qui lui déliait la langue ainsi. Puis, un temps de latence plus tard. « ... et un nom sur un coup de tête parce c'est le seul son que j’aurai prononcé en dix ans. » Encore un délire d'un gérant bourré. Qu'ils étaient cons, putain. Elle marqua une pause supplémentaire. Était-elle vraiment en train de lui donner satisfaction ? « Adoptée à neuf ans. » Elle but une gorgée de plus. « Le reste, pas besoin d'en parler. Tu le connais. » Elle fut brève. Les détails, on s'en foutait. Même ça on s'en foutait, d'ailleurs. Elle but de nouveau avant de retirer sur sa cigarette. Les yeux fixés sur la bouteille qui trônait sur la table. Silence. Elle venait de faire un effort inhumain. Elle ne pensait pas se sentir aussi bizarre révélant ce genre de choses. Ce qui était fait est fait. Elle ne voulait pas qu'il lui demande comment elle en était arrivée là. Elle n'avait pas la réponse. Elle n'en savait rien.  Nouvelle latte avant de tourner la tête vers lui. Les yeux mi-clos, elle lâcha « Ça te convient comme histoire, Zero ? ». Ça aussi ça sonnait faux. Et reposant son regard vitreux sur la table, elle secoua légèrement la tête reportant son bâton cancérigène à ses lèvres.. « Il te va pas, ce prénom. »  Il ne devait rien en avoir à foutre de son avis. Mais elle le pensait.

Zero. Ça faisait si vide. Zero, c'était le néant. C'était rien. Pas de commencement. Pas de fin. Juste un point mort. C'était un prénom qui lui aurait été à merveille, tiens. Il avait beau chuté. Il avait l'air d'avoir été plus qu'un point d'ombre. Il devait surement y avoir encore des résidus de choses bien au fond de lui.


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