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 Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter

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MessageSujet: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Jeu 25 Aoû - 23:21



PSYCHEDELIC ACATALEPSY :
it doesn’t matter

Asuka & Rei


Il y avait un certain plaisir à repartir à zéro : former de nouvelles bases, forcer un nouveau départ ; de nouveaux horizons. Et non pas seulement quant à sa propre personne, mais bel et bien quant à tout ce qui l’entourait. Un nouveau pays, nouveau milieu. Nouvelles têtes. Et, bien entendu, de nouvelles distractions. Rei ne pouvait cacher sa satisfaction concernant ce dernier point. Encore une fois, il venait de se prouver que rien n’était figé ; tout recommençait. Se réinventait. Parce que tout n’avait pas à « être » ; « tout » ne demandait qu’à « devenir ». A l’instar de sa propre personne. Il n’avait pas même une pensées pour ces « autres », qui avaient pu le connaître, qui avaient pu travailler pour lui et qui, certainement, se retrouvaient à présent sans emploi. Il s’en moquait éperdument. A quoi bon s’encombrer de souvenirs et de remords, de tout ce qui nous entrave et nous retient ? La réponse, voluptueuse, planait déjà sur ses lèvres gonflées d’un plaisir orgueilleux.

Rei leva doucement les yeux sous le poids de ses paupières alourdies par sa double rangée de faux-cils, regarda la personne qui se tenait assise, face à lui. « Bien. Merci d’être venue. » Le ton de sa voix était caressant ; son regard, beaucoup moins. Ses iris, aujourd’hui smaragdin de par les lentilles qu’il portait, fixaient pensivement la jeune femme qui était en train de ranger maladroitement les feuilles qu’elle venait de sortir. Encore une des ces « autres » pensa-t-il, un vague sourire aux coins de ses lèvres lourdement chargées d’une teinte amarante. Il aimait décontenancer les gens de la sorte. A peine avait-elle passé le pas de la porte qu’il avait pu admirer son charmant minois se décomposer en l’apercevant, assis dans son fauteuil de velours pourpre, certainement bien loin de l’homme qu’elle avait pu s’imaginer.
L’annonce qu’il avait fait circuler quelques semaines auparavant dans les journaux et sur internet semblait avoir intéressé plus d’une personne : les postulations ne manquaient pas ; elles allaient même bon train. Mais personne ne semblait être au goût de Rei. Que cela fusse pour un emploi de barman, serveur, ou même musicien, tous ne lui avait laissé qu’une déception aigre-douce : tous ces gens quelconques le laissaient de marbre. Ils avaient beau avoir de bon CV, de l’expérience...en aucun d’eux, il n’avait pu trouver ce « je-ne-sais-quoi », cette chose, insignifiante pour certain, qui les auraient pourtant rendu si unique à ses yeux. Mais il ne trouvait rien de tout cela ; pas une seule personne susceptible de sied au Belphegor, de répondre à ses attentes. Il aimait surprendre les gens, lire la surprise sur leur face à l’instant où ils le découvraient ; cependant, cela l’agaçait de constater qu’aucun d’entre eux n’arrivaient à le regarder dans les yeux au bout de plusieurs minutes. S’il y avait bien quelque chose qui le peinait outre le comportement servile et imbécile des masses qui vivaient sans même chercher à exister, il s’agissait bel et bien de l’étroitesse d’esprit. Comment embaucher des gens dans un lieu unique si eux même n’arrivaient à apprécier cette « unicité » ? Non. Non, cela ne pouvait pas aller. Ne collait pas. Il lui en fallait davantage. Bien plus.
La jeune femme prit congés, quitta le bar. Il se faisait déjà tard. Dans un geste gracile, Rei tendit le bras pour attraper le CV qu’elle lui avait laissé, le regarda d’un bref coup d’œil, puis le froissa avant de le lancé dans la poubelle qui se trouvait sous la table. Son regard parcourut le bar vide qui se tenait devant lui. Il manquait encore quelques décorations et accessoires pour « l’habiller », mais l’essentiel était là : le comptoir, les tables et les fauteuils, quelques divans...puis la scène, bien en évidence sur la droite de l’immense pièce, assez grande pour y placer un piano et tout un petit orchestre. Rei avait consacré une coquette somme d’argent quant à la rénovation de ce local ; cette nouvelle distraction n’était certes pas des moins onéreuses. Mais après tout...
Des pas résonnèrent dans la salle déserte. Rei leva la tête ; il n’avait même pas entendu la personne rentrer. Il se leva de sa chaise, observant l’inconnu qui était encore dissimulé par la pénombre nocturne qui tombait doucement dans la pièce. « C’est pour l'annonce, j’imagine ? »lança-t-il d’une voix enjouée à travers laquelle perçait néanmoins une pointe désespérée. Rei était fatigué d’avoir essuyé tant de déceptions en une seule et même journée.


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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Ven 26 Aoû - 0:24

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Il avait teint ses cheveux en rose, Asuka. Spécialement pour ce jour-là car il savait qu’il n’aurait pas de seconde chance. Vagabond de travail en travail sans jamais se déposer quelque part, le joli papillon aux ailes pourtant trop courtes, avait aperçu l’annonce du propriétaire du Belphegor. Le gérant des lieux recherchait apparemment tout type de personnes : serveurs, barmans, musiciens... Bien sûr, Asuka n’avait pas hésité plus longtemps, surtout en comptant l’argent qui entrait sur son compte. Modique somme comparée à tout ce qu’il avait pu faire. Et fort heureusement pour lui, il avait su dérober un peu de monnaie par-ci par-là pour se payer ses maigres en-cas midi et soir.
S’évadant de sa cage, le jeune homme avait pris le temps de rédiger son curriculum vitae sur une feuille de papier froissée. Ils demandaient tous ça, les patrons, alors qu’il n’y avait pas à se leurrer : l’expérience, oui, l’apparence, oui, oui, oui et re-oui. Asuka se moquait bien des on-dits, des rumeurs qui pouvaient courir à son sujet. Il prenait soin de lui, se laissant parfois tomber dans des débauches qu’on ne lui imaginerait même pas. Et il aimait ça, le petit dernier d’une fratrie de quatre enfants.
Ses longs cheveux roses relevés en une queue de cheval à l’arrière, dont quelques mèches n’étaient pas prises pour mieux retomber en cascade sur son torse, il remit une touche de maquillage à ses yeux et ses lèvres avant de disparaître dans l’obscurité naissante de la fin de journée. D’où est-ce qu’il sortait ? Nulle ne le savait. La seule chose nécessaire à savoir était qu’il se rendait ailleurs ; dans un bar qu’il ne connaissait que par son nom. Le Belphegor... Ce mot se perdit sur sa bouche pulpeuse et rouge aguicheuse. Il ne passait pas inaperçu malgré sa petite taille. Il attirait les regards des plus curieux.

Asuka, il jouait la carte de l’excentricité depuis son arrivée dans cette ville, surtout. Il camouflait la timidité dont il avait été victime, révélant un personnage sûr de lui. Ses atours lui valaient le respect, lui permettaient de se désinhiber et d’être véritablement lui-même. Dans cette société, la plupart préférait se saouler à coup de nombreux verres. Asuka avait choisi la constante. En effet, il se dévoilait somptueux et charmeur à chacun des pas qu’il faisait. Sous ses airs d’enfant modèle résidait l’âme d’un rêveur insatisfait de ce monde chaotique.

Désormais, l’établissement se dressait devant lui. Il extirpa de sa poche un paquet de cigarettes pour s’autoriser à en fumer une avant d’entrer. Il fit bien puisqu’à peine débutée, il aperçut une jeune femme quitter l’endroit. Tiens, tiens, il n’était donc pas le seul à avoir vu l’annonce. Serait-elle l’une de ses collègues ? Peut-être... s’il se montrait convainquant. Un fin sourire caché au coin de ses lèvres tandis qu’il tirait une nouvelle latte. Il observa un instant la fumée qui s’évaporait puis écrasa cette barrette de nicotine sous sa chaussure.
Enfin, il pénétra dans le bar. L’ambiance était plutôt sombre, mais l’endroit spacieux et accueillant à sa manière. Tout de suite, Asuka s’y sentit étrangement bien. Il y avait des secrets implantés dans ses murs, enfouis sous les plaques de bois à ses pieds. Un parfum délicat s’imposa aussi immédiatement à lui ; envoûteur de sens ? Il progressait dans l’ombre, silencieux, avant d’apercevoir une silhouette. Un homme. Il s’adressa à lui d’une voix qui paraissait las d’avoir trop attendue. Alors Asuka sortit de la pénombre pour se présenter à cette personne qu’il devinait être le gérant du Belphegor.

« Oui, pour l’annonce, vous imaginez bien. »

Il aurait pu lui sourire, lui adresser les milles et uns compliments qu’il songeait vis-à-vis de cet endroit, mais quelque chose le retenait. Combien de personnes avait vu cet homme mystérieux auparavant ? Asuka n’était pas le premier, et il était hors de question qu’il lui serve la même soupe que tous ces inconnus.
Gracieux, il s’envola vers le bar à quelques pas de lui, sa main caressant la surface du bois encore très peu exploitée.

« J’espère que je serais le premier à abuser de ce comptoir, reprit-il avant de se tourner vers son interlocuteur pour se présenter. Je suis Kang Asuka. »

Il ne sortirait son CV que s’il lui était demandé. Il n’avait pas besoin de toutes ces formalités, entrer dans le vif du sujet tout de suite était plus intéressant. Surtout lorsque l’homme qui se présentait en face de soi dévoilait autant de mystères en une fois. Asuka ne lisait pas en lui, mais il ne laisserait pas ces yeux verts l’intimider.

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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Ven 26 Aoû - 15:10



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Asuka & Rei


Rei n’eut pas à attendre longtemps avant que l’inconnu ne vienne à se dévoiler ; il n’eut qu’à faire un pas, présentant sa personne sous la faible lumière tamisée qu’émettait l’unique lampe allumée de la pièce. En l’apercevant, il ne put s’empêcher d’hausser un sourcil l’espace d’une brève seconde. Très vite, son expression redevint figée, et seule sa bouche se plissa légèrement, s’étirant à ses commissures pour former un étrange sourire. Ses yeux à la couleur artificielle se posèrent sur le nouveau venu, le détaillant avec une attention toute particulière. Peut-être que cette journée réservait encore une surprise ? Quelque part au fond de lui, un pressentiment lui soufflait que cela était fort possible. Cet homme à la longue chevelure rosée et au visage si particulier –délicat et, plus que tout autre chose, unique- fit aussitôt oublié au propriétaire les déceptions précédentes. Un seul coup d’œil, appuyé, avait suffi à le convaincre ; il existait parfois des impressions bien plus fortes que n’importe quel mot. Et cette personne, avec la sensualité évasive qu’elle émettait –comme ignorée par une candeur qui semblait feinte- faisait en l’occurrence une forte impression sur lui. Et non pas seulement par son physique ; la réponse, instantanée à sa question, franche et directe –ironique ?- semblait se frayer un chemin jusqu’à lui. « Il n’y a rien que je ne puisse imaginer » pensa-t-il pour lui-même, sachant ô combien cela était vrai : son imagination, aspiration, ne semblait avoir de limites. En silence, il l’observa se diriger vers le bar ; cette attitude presque désinvolte, qui aurait pu frôler l’insolence pour certains hommes à l’esprit trop conventionnel, était elle aussi unique. Rei cacha pourtant ses pensées derrière un masque impénétrable ; il était toujours préférable de ne pas montrer ses réelles impressions dans ce genre de situations. Il savait que ses pressentiments étaient toujours bons –il s’agissait des siens, après tout- mais il n’était pas le genre d’homme à crier immédiatement victoire. A la mention de son nom, il pencha légèrement la tête sur le côté, ne le fixant que davantage, toujours autant silencieux. Des origines japonaises ? Effectivement, il semblait y avoir quelque chose de trop « impressionnant » sur sa face pour appartenir totalement à un coréen. Un sourire furtif passa sur ses lèvres ; il se rassit confortablement dans son siège, croisa les jambes dans une attitude bien trop solennel et s’appuya de son coude sur la table avant de finalement se mettre à parler. « C’est ce que nous verrons à la fin de cet entretien. » Rei s’exprimait en japonais, comme pour le tester, mais plus spécialement car il ne pouvait rater une occasion de le faire : il n’avait jamais aimé le coréen. Lorsqu’il parlait en cette langue, son accent nippon était prononcé –ce qui donnait un mélange tout sauf raffiné- et les mots paraissaient s’attarder dans sa bouche, rugueux. Son dialecte natal prenait des inflexions bien plus douces, avec ses syllabes qui roulaient le long de sa langue, sensuelles. Rei était bien plus à l’aise de lui parler de la sorte. « Enchanté, Asuka. Prenez place »lâcha-t-il tout en lui indiquant d’un geste indolent la chaise qui faisait face. Lissant de ses doigts vernis une mèche de cheveux noirs qui lui tombait dans le cou, il le regardait distraitement. « Ici, je suis simplement Mama ; c’est comme cela que les autres doivent m’appeler. » Le ton de sa voix se faisait mystérieux, presque théâtrale ; Rei ne faisait pas vivre son personnage : il le faisait totalement exister, dans la moindre de ses manières, le plus infimes de ses gestes et de ses regards. Il le dévisagea encore, stoïque, de ses yeux qui se faisaient presque félins. Asuka semblait être venu les mains vides : encore quelque chose qui le mettait en contraste vis-à-vis de tous ces « autres ». Tant mieux. Rei n’aimait pas la paperasse ; il n’avait jamais rien compris à toute cette bureaucratie stupide et vide de sens. Les mots, lorsqu’ils étaient écrits sur des feuilles, ne valaient rien à ses yeux. Il n’y avait de véritable que ceux qui parvenaient à ses oreilles, ceux qui le marquaient au plus profond de son existence ; ni concret, ni tout à fait onirique. « A quel poste postulez-vous ? » Question qui n’était pas si importante que cela aux yeux de Rei. Il fallait cependant bien passer par toutes ces banalités...


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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Sam 27 Aoû - 0:22

psychedelic acatalepsy.


D'où il se tenait, il ne l'apercevait pas réellement. Tout ce qu'il voyait était une silhouette sombre, plus grande que lui de quelques centimètres, aux cheveux noirs de jais. Il contrastait parfaitement avec le rose qu'Asuka avait choisi d'arborer et cela ne manquait pas de lui plaire. Depuis plusieurs années maintenant, le jeune Kang se cachait sous des apparences qui n'avaient pas toujours quelque chose à voir avec la personne qu'il était réellement. Parfois, il jouait avec, il s'amusait, en riait, puis recommençait. D'autres fois, il jugeait cela insuffisant, triste et ennuyeux à souhait. Qu'ajouter de plus qui réveillerait ses sens ? Voilà une question qui demeurait sans réponse.
Il eut la vague impression soudaine qu'il parviendrait peut-être à trouver une réponse entre ces murs. La main toujours déposée sur le comptoir du bar, il cherchait à savoir quel poste il pourrait occuper dans cet établissement. Servir des verres, des cocktails, ou bien les préparer ? Chanter sur scène, danser peut-être. Les mots de son grand frère avaient une immense résonance dans son esprit tant et si bien qu'il décida de les chasser en s'approchant de cette figure mystérieuse. Il venait de s'asseoir, Asuka l'avait suivi des yeux. Il semblait prêt à débuter cet entretien maintenant les présentations dépassées.
Un sourire naquit sur les lèvres rouges d'Asuka. Son interlocuteur avait deviné une partie de ses origines et lui adressait la parole dans cette langue. D'accord, il n'y voyait pas le moindre inconvénient. Après tout, c'était sa langue maternelle, celle avec laquelle il avait lui aussi le plus de facilité.

« Merci. »

D'un mouvement gracieux, il s'installa sur la chaise. Il croisa les jambes en miroir à son futur patron, dissimulant ses cuisses -dénudées derrières ses portes-jarretelles reliées à son short en cuir- en un sourire presque timide. Le jeu était joué. Enfant fragile barricadé à l'arrière d'un masque pour seconde figure.
Mama. Devrait-il lui aussi se trouver un nom de scène ? Généralement, le peu de personne qui le côtoient se contentait d'un "Asu". Il s'interrogea silencieusement quelques secondes pour savoir s'il devait l'apprendre à "Mama" ; puis se ravisa. Le sujet de conversation ne se tenait en rien là-dedans.

« Au poste qui vous semblera le plus approprié pour moi, dit-il. Je suis capable de faire beaucoup de choses. J'ai de l'expérience en tant que serveur. Apparemment, les clients me demandent lorsque je quitte mes services. »

Il haussa les épaules. Ses clients n'étaient, pour la plupart, que des pervers vicieux qui s'amusaient à vouloir regarder sous ses jupes. Lui ne s'en préoccupait pas... enfin, il ne s'en préoccupait plus une fois qu'il avait obtenu ce qu'il souhaitait d'eux. Asuka le voleur. Oups, il avait oublié de préciser que c'était pour cela qu'on le quémandait ? Mais cet homme n'avait pas besoin de le savoir ; il finirait probablement par l'apprendre s'il l'embauchait.
Ces faux yeux verts qui l'analysaient, cette chevelure sombre qui attirait son propre regard, Mama lui faisait penser à un serpent venimeux. Y approcher les doigts de trop prêts serait une morsure gagnée. Mais Asuka n'avait plus peur de grand-chose. Au contraire, sa curiosité le poussait à s'avancer au bord du précipice.

« J'aime aussi... la musique, lui confia-t-il presque en un murmure. Je peux distraire vos clients les jours de pluie. »

Bien sûr qu'il avait aperçu la scène non loin d'eux. C'était un atout non-négligeable qui lui permettrait de continuer à faire perdurer sa passion pour le chant. Parce que sa voix, en plus d'être particulière lorsqu'il discutait, se révélait aussi surprenante lorsqu'il prenait un micro dans ses mains.

« J'ai de nombreuses qualités et des défauts qui me permettent d'exceller dans mes emplois. »

Il s'était avancé sur sa chaise en déclarant cela sur le ton de la confidence, comme si quelqu'un avait pu entendre. Mais qu'est-ce que cet homme pensait de lui ? Il n'arrivait pas à distinguer le visage de Mama dans son intégralité et cela le froissait. Il devait sortir une autre carte de sa botte. Il croisa ses jambes dans l'autre sens, démasquant cette fois sa chaire, sa peau laiteuse, sans avoir le moindre gêne.

Et il souriait en coin, Asuka, il souriait en coin.

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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Sam 27 Aoû - 23:41



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Asuka & Rei


Le bar semblait subitement chargé d’une ambiance tout singulière. Il n’y avait qu’eux, deux êtres certainement incomparables, et la semi-pénombre qui plongeait le Belphegor comme dans une autre dimension ; dimension qu’il ne retrouverait peut-être jamais. Bientôt, il y aurait des gens, du bruit. Rei pouvait déjà les entendre ; subtil mélange de chuchotements fiévreux et de rires gras, ponctué du tintement des verres qui s’entrechoquaient ; une musique, lointaine, doucement jouée dans un coin de la pièce... Il savait déjà de quelle manière cet endroit serait animé ; de la même façon que le scénario qu’il avait en tête, réplique conforme de tout ce qu’il avait pu imaginer, fantasmer. Ces images qu’il avait si soigneusement créé, il les verrait devant lui. Ici. Parce qu’elles étaient siennes, parce qu’elles étaient le fruit de son imagination. Et tout ce qu’il imaginait, tout ce qu’il voulait...il le façonnait. Il le faisait exister : à l’instar de sa propre personne.
Mais pour l’instant, il n’y avait que lui. Lui et Asuka ; cette charmante personne à la chevelure affriolante...
Rei le regarda s’asseoir gracieusement face à lui dans un air songeur. Il réalisa alors qu’il n’avait pas encore prêté attention aux vêtements de son interlocuteur ; vêtements qui se révélaient pour le moins intrigants et –il le pensa bien légèrement dans un coin de sa tête- non déplaisants. Simplement surprenants. L’homme fut agréablement surpris de le voir rentrer dans son jeu, optant pour le même langage que lui : c’était déjà une bonne chose de gagné ; il pouvait enfin s’exprimer très distinctement devant un autre. Il écarquilla faiblement les yeux en l’écoutant parler. De plus en plus, Asuka attisait son attention. Y avait-il ne serait-ce une seule autre personne au monde qui transgressait à ce point tous les stupides rituels et mises en forme des entretiens d’embauche ? Pour ce qu’il avait pu voir, jamais Rei n’avait reçu une personne qui laissait à son bon vouloir le métier qu’elle devait exercer. C’était exceptionnellement étrange. Unique ; Rei commençait à en prendre conscience. Et c’est pourquoi, lorsqu’il l’entendit lui confier qu’il appréciait aussi la musique, il n’en fut qu’à peine surpris. Rei s’autorisa un léger rire, laissant sa tête retomber totalement sur le dossier de son fauteuil. Il ne pouvait à présent s’empêcher de regarder Asuka d’une manière espiègle –féline, à nouveau-, trahissant son intérêt grandissant pour cette personne. « Il faut faire attention à ce genre de phrases ; qui sait ce que je pourrais trouver approprié pour vous. » Sa bouche venait de se fendre en un étrange sourire, presque crispé : à mi-chemin entre le rictus et la grimace ; la couleur de ses lèvres ne rendait la chose que plus frappante. Il se sentait d’humeur taquine, jouant soudainement sur le même tableau que celui qui lui faisait face. La voix d’Asuka était plaisante à l’oreille ; Rei se demandait à quel point elle pouvait l’être en chantant. Et il fallait dire que les artistes aptes à animer le bar manquait cruellement.
Il nota le ton de sa voix qui se fit confidentiel alors qu’il se rapprochait de lui, presque minaudant. Rei ne put s’empêcher –une nouvelle fois- de remarquer la blancheur des cuisses qu’il venait de croiser ; de toute évidence, Asuka demandait à être regardé, même s’il ne savait pas avec quels yeux. De manière générale, Rei détestait ce genre de comportement, typique de la gente féminine qui paraissait chercher à attirer les faveurs d’une de leur « proie » ; il ne connaissait que trop bien cela et ce en grand partie dû au milieu dans lequel il avait fait fortune. Cependant...celui qui se tenait face à lui –en dépit de son apparence et de certaines de ses manières- était définitivement un homme ; et pour Rei, cela changeait énormément à la donne. Il conserva malgré tout son attitude composée, feignant de ne pas y prêter attention. « Personnellement...je pense qu’il serait regrettable de vous laisser derrière un bar »laissa-t-il échapper d’une voix distraite en le dévisageant de haut en bas, prenant soigneusement le temps d’attarder son regard sur ses jambes pour y faire passer un message muet. « Disons que la scène vous siérait mieux. Vous m’apparaissez être quelqu’un qui vend du rêve aux autres. » Il passa sa main gauche –dont le dos était entièrement tatouée- dans ses cheveux sombres, lissant toujours les quelques mèches qui retombaient dans le creux de son cou. « Bien sûr, cela ne reste que mon avis. » Il se faisait légèrement évasif, comme lui-même indifférent par ce qu’il venait de dire. Puis, finalement, son regard gagna en intensité. Il se pencha vers l’avant, accoudé sur la table, le menton reposant sur le dos de sa main ; le regardait avec attention. « Je me demande quels genre de défauts permettent d’exceller dans un emploi... »rétorqua-t-il en abordant le même sourire en coin qu’Asuka. Un sourire provoquant. Au contraire, il avait peut-être sa petite idée –bien à lui- sur la question. Rei savait qu’en cet instant, il perdait totalement de son professionnalisme. Qu’importe, pensa-t-il. A bas les conventions ; il avait décidé de répondre sur le même ton que cette personne. Il s’amusait ; tout au moins il le voulait.


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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Dim 28 Aoû - 22:01

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Si Asuka se retrouvait à postuler pour un nouvel emploi maintenant qu'il avait dépassé les vingt-cinq ans, c'était pour une bonne raison. Il y avait un sentiment qu'il ne pouvait pas trouver dans aucun endroit. Un sentiment derrière lequel il courait depuis qu'il pensait avoir acquis une certaine liberté. Et c'était justement de cela qu'il s'agissait : du sentiment de liberté. Parce que oui, il s'imaginait libre de toutes contraintes, mais qu'en était-il réellement au fond de lui ? Il ne se sentait pas aussi libre qu'on aurait pu le prétendre. Comme n'importe quel être humain, il était enchaîné les pieds au sol jusqu'à ce que sa fin survienne.
Il se tenait donc à cet endroit, en face de cet homme étrange et mystérieux qui se faisait appeler Mama. Qu'avait-il à lui offrir ? Asuka ne pressentait pas que des bonnes choses, mais n'en n'avait pas peur. L'excitation semblait croître au fur et à mesure des échanges qui se déroulaient entre ces deux hommes. Ils jouaient déjà, se cherchaient l'un l'autre pour tenter de se connaître -un minimum-, se reconnaître -peut-être davantage. D'un côté, ou de l'autre, ses cuisses demeuraient dénudées de la même manière provocante. Était-ce pour cette raison que son interlocuteur lui déclarait ne pas vouloir le voir derrière un comptoir ?
Le jeune homme à la chevelure rosée lui adressa un sourire ravi quand leurs yeux se rencontrèrent après que ceux de son hôte se furent attardés sur ses jambes.

« Je peux être tout ce que vous désirez. La scène me convient parfaitement, pour chanter, danser, faire le show. (Il aperçut les nombreux tatouages qui ornaient gracieusement les mains de Mama.) Je suis capable d'exaucer les désirs de ceux qui abandonnent leurs pupilles sur mon corps. »

Une autre ambiance paraissait s'être installée dans la salle. Les tatouages qu'il venait d'apercevoir l'intriguaient encore plus sur la véritable identité de ce personnage. Combien d'autres en cachait-il sous ses vêtements ? Si l'attention d'Asuka se tourna vers le physique sombre de Mama, c'était sans la moindre arrière pensée dans un premier temps. Toutefois, lorsqu'il reprit un minimum de contenance, dissimulant sa gêne derrière ses cheveux colorés.
Quels genre de défauts ? Voilà une question piège. Se dévoiler maintenant ne permettrait plus aucune surprise pour le gérant du Belphegor. En revanche, ne rien dire sur sa personnalité risquait de ne pas plaire, montrerait qu'il n'était pas prêt de se livrer. Asuka prit donc le temps de tirer un peu sur son short, d'arranger ses porte-jarretelles, avant de répondre. Il s'approcha de la même manière que son vis-à-vis sur cette table qui les séparait de quelques mètres.

« Mes précédents employeurs m'ont qualifié de... surprenant. Pensez-vous que je le suis également ? Ce qu'ils ajoutent aussi, c'est mon bavardage. Celui-là semble extrêmement plaire aux clients. »

Il soupira en se laissant retomber sur sa chaise. Puis, il étira ses bras en un long gémissement qui parcourait son dos. Enfin, il décida de se relever, comme ça, et de se diriger vers cette scène prometteuse. Il avait envie de voir à quoi elle ressemblait de plus près, de fouler les planches de bois sous ses pieds. D'ailleurs, il retira ses talons compensés pour le faire, se hissant sur cet espace qui ne semblait attendre que ça.
Asuka s'arrêta derrière le pied de micro, dressé au centre de la scène. De petite taille, il dut réduire celle de l'objet pour l'obtenir juste au niveau de ses lèvres. Cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas eu l'occasion de chanter, ni même de remuer un peu. Néanmoins, il ne désirait pas le faire, pas encore, pas tout de suite.

« Vous ne voulez pas vous approcher, Mama ? » interrogea-t-il le patron de sa voix la plus suave possible.

Catin.
Asuka, tu n'es qu'une catin.

Oui, et alors ? Il s'en moquait, puisque ça attirait. Puisque ça lui plaisait. Puisqu'il était lui-même et qu'il jubilait à l'intérieur de son corps en cet instant même. Jouer ce jeu-là, se stopper avant que ça n'aille trop loin ; il connaissait bien, se faisait avoir, parfois. Mais peu lui importait parce qu'il continuerait. C'était ça, ce sentiment qu'il avait vu en pénétrant au Belphégor. Ce sentiment d'exister à travers la luxure et le désir séjournant dans les yeux d'autrui.
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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Lun 29 Aoû - 17:04



PSYCHEDELIC ACATALEPSY :
it doesn’t matter

Asuka & Rei


Rei pouvait clairement sentir que l’ambiance dans la salle venait de changer. Le bar entier semblait à présent habité par la seule et unique présence de son mystérieux interlocuteur. Il peinait d’ailleurs à le lâcher du regard, comme s’il été hypnotisé ; « magnétisé » était certainement le terme exact. Et Rei le regardait, non pas comme il avait tant l’habitude de faire, traînant un regard curieux tout autour de lui, mais bien avec un mélange d’excitation et d’amusement ; un intérêt différent que celui qu’il vouait ordinairement aux « autres ». Tout simplement parce qu’Asuka n’était pas un de ces « autres », justement ? C’était possible. Fortement possible.
Sous leurs paroles, il avait comme l’impression qu’un double sens se coulait. Le nouvel arrivant paraissait être satisfait des regards insistants que Rei posait sur lui ; il le devina au sourire radieux qu’il venait de lui offrir, bien loin de s’en montrer gêné. Intéressant, pensa-t-il une fois de plus avec une satisfaction bien ambiguë. Il arqua un sourcil à l’instant même où son sourire s’étira un peu plus, fixant une expression indiscernable sur son visage ; un aspect bien théâtral sous ses fards obscurs. A certains moments, la face de Rei devenait un véritable masque, à peine humain. Dans ses mimiques intrigantes et son regard tout aussi perçant qu’impénétrable, il avait l’air d’un démon rêveur, à jauger ceux qui lui faisaient face dans une attitude désinvolte. « Absolument tout ce que je peux désirer ? » répéta-t-il sur un ton songeur dans lequel perçait à nouveau une pointe de provocation. « Je dois avouer que c’est une manière de se vendre...plutôt radicale. Et certainement efficace. » Toujours la même expression féline dans son regard. Il l’imaginait très bien, debout sur cette scène, à offrir sa simple présence en guise de distraction aux clients ; offrir son corps à leurs yeux avides. Rei ne l’imaginait que trop bien. Et il savait, avec toute la modestie dont il était capable de faire preuve, qu’il imaginait « vrai ». Il voulait faire de Belphegor un endroit propice aux rêves aux fantasmes. Un endroit où l’on achetait un peu de rêve ; un endroit hors du temps, qui faisait vivre ce qui ne pouvait exister nulle part ailleurs. « C’est absolument le genre de personnel que je cherche. Le Belphegor a besoin de gens capables de cela ; je ne doute pas un seul instant de vos capacités. » Rei n’avait pas changé de ton ; toujours ce faux air de sous entendu dans ses paroles.
Il crut percevoir un gêne furtive apparaître sur le visage d’Asuka, mais s’en dissuada aussitôt. Son interlocuteur ne semblait pas être le genre de personne à éprouver de quelconque gêne devant autrui ; du moins le pensait-il présentement. Il mit d’ailleurs un certain temps à lui répondre, réfléchissant tout en tirant sur son short. Puis, celui-ci se pencha une nouvelle fois sur la table, se faisant plus proche de Rei, et reprit la parole. S’il était surprenant ? « Je dirais plutôt que vous êtes intéressant, et c’est ce qui me paraît être le plus important. » répondit-il, énigmatique.
C’est avec surprise qu’il vit Asuka se lever pour se diriger vers la scène. Rei le regarda avec amusement, constatant qu’il s’appropriait totalement les lieux. Avait-il déjà vu quelqu’un d’aussi spontané devant lui ? C’était totalement invraisemblable. Quoique... Dans un coin reculé de sa tête, il crut apercevoir un visage qui disparut aussi vite qu’il était venu. Cela n’avait pas d’importance, conclut-il très brièvement. Le seul qui monopolisait son attention pour le moment était Asuka ; lui seul. La question qu’il lui posa sonnait clairement comme une invitation. Flegmatique, Rei se leva, ne décrochant pas son regard de l’étrange créature à la chevelure rosâtre qui se tenait non loin de lui. Il laissa échapper un sourire ironique lorsqu’il constata qu’Asuka n’était pas si grand que cela, talons enlevés ; il devait bien faire une dizaine de centimètres de moins que lui. Rei s’arrêta à quelques pas de la scène, un curieux sourire planant sur ses lèvres. On aurait pu croire que l’homme qui se tenait sur la scène appartenait totalement à ce lieux. Comme il avait pu le penser, cet endroit lui convenait le mieux. « Vous êtes définitivement fait pour cette place. » Rei s’approcha un peu plus, s’arrêtant juste devant la scène qui le surplombait. Croisant les bras contre son torse, il pencha légèrement la tête sur le côté, comme il en avait la manie de le faire lorsqu’il était intéressé. « Je me demande de quelle façon votre voix couvrirait les murs de cette pièce... » Nouveau sourire. Ils ne faisaient rien d’autre que de parler, se regarder. Pourtant, il y avait toujours cette ambiance particulière qui semblait planer dans l’air, au dessus d’eux. Il y avait quelque chose, c’était évident. Une sorte de jeu qui n’avait certainement pas sa place dans un entretien d’embauche ...


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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Mer 7 Sep - 22:41

psychedelic acatalepsy.


Voilà ce qui correspondait à Asuka. La scène, et rien d'autre que la scène. Là-haut, perché dessus ces planches en bois, il avait l'impression de se transformer en une nouvelle sorte de créature. Combien avait-il de possibilité pour être tel ou tel personnage ? Le choix était immense ; mais il n'y avait véritablement que sur scène qu'il se comportait comme l'enfant qu'il n'avait jamais vraiment cessé d'être au fond de lui.
Longtemps, il avait été le petit dernier de cette grande famille dans laquelle il était né. Ses grandes sœurs avaient aimé jouer à la poupée avec lui, l'emmenant en promenade, l'habillant comme une petite fille avec de magnifiques robes à volants ; et son grand-frère, à l'inverse, le dénigrait, le traitait de nombreux noms d'oiseaux dont il n'aimait pas se souvenir aujourd'hui. Pourtant, cela pourrait paraître étrange, mais s'il y avait une personne à qui il donnerait des remerciements, ce serait envers ce frère haït. Il le remercierait de l'avoir poussé à devenir la personne qu'il était devenue. Fière et peut-être un peu hautaine.
Néanmoins, juché derrière le micro, toute l'attention de son futur patron (il s'en doutait plus ou moins désormais), il s'amusait à tenter d'attiser encore plus sa curiosité. D'ailleurs, il s'était approché ; n'était-ce pas le premier pas vers lui ? Mama demandait comment est-ce qu'il chantait. Alors Asuka se mit à sourire pour finalement reculer et s'approcher à son tour de cet homme à la personnalité intrigante. Toujours sur la scène, l'homme serpent au sol, Asuka ne le dépassait qu'à peine. Il l'apercevait mieux, sous les lumières des projecteurs, et put ainsi découvrir les innombrables tatouages qui ornaient le corps de son interlocuteur. Cela n'avait de cesse de l'intéresser.

« Et moi, je me demande combien est-ce que vous en possédez. »

Des tatouages, bien évidemment. ... non ?
Parce que oui, une ambiance différente semblait avoir pris possession de cet entretien d'embauche, voire même de ce bar tout entier. Asuka pourrait jurer ne pas reconnaître les lieux depuis qu'il y avait mis les pieds. Peut-être bien était-ce par sa présence ici, mais il n'était pas dupe et savait parfaitement que c'était aussi par celle de Mama. Cet homme possédait plus d'un secret, il en était secrètement persuadé, mais pourtant ils paraissaient s'être reconnus l'un l'autre. Mama parlait, Asuka approuvait. Asuka attisait, Mama répondait. C'était donnant-donnant et le jeu pourrait bien durer encore longtemps sans que cela ne déplaise à personne.

« Pour en revenir à ce que vous avez dit un peu avant, sur ma manière de me vendre, reprit-il en arrangeant sa longue chevelure rosée, je suis heureux de voir qu'elle semble vous charmer. »

D'un battement de cils, il se glissa hors de l'estrade, se tenant face à l'homme qui deviendrait son supérieur d'ici peu de temps.

« En revanche, si vous souhaitez apprécier mon chant, je ne peux le faire à présent. Ce serait peut-être trop me... dévoiler. Qu'en pensez-vous, Mama ? »

Il aimait jouer avec ce surnom. Avec sa langue, avec ses lèvres rouges vives, il le prononçait de sorte à ce qu'il soit presque sensuel tandis que ses pupilles tentaient de capter le regard de son vis-à-vis. Il lui adressa un sourire timide, caché derrière l'une de ses mains qui remettait une mèche de sa frange en place sur son front. Il songeait à couper toute cette chevelure encombrante, mais ne le ferait probablement que lorsqu'il déciderait de changer de visage.
Encore une fois, il arrangea son short avant que son regard ne soit transporté sur un bijou qui brillait au poignet de l'homme serpent. (Asuka trouvait que ce surnom convenait aussi bien à Mama. Après tout, cet homme se faufilait entre l'ombre et la lumière, cachant, se dévoilant, recommençant, à l'instar d'une véritable couleuvre.) Mais il devait se ressaisir, n'est-ce pas ? Il n'allait tout de même pas tenter de dérober ce bijou à cet homme ; il n'y parviendrait certainement pas. Cependant, sa main se tendit d'elle-même vers le poignet en question... pour à peine le frôler avant de le quitter pour retourner mettre ses chaussures.

« Votre bar est magnifique, finit-il par admettre. Je serais honoré de travail ici... pour vous. »

Comment se vendre davantage qu'à travers ces paroles qui en sous-entendaient encore plus qu'elles n'en disaient ? Asuka prenait soin de rattacher ses talons, les nombreux lacets qui les composaient demandaient une certaine patience. Et il sentait le regard de Mama déposé sur sa personne en fin de compte si frêle comparée à la sienne. Il ne connaissait rien de ce propriétaire du Belphegor. Il avait tout à apprendre de lui, à découvrir et à lui-même offrir. Est-ce que tout ceci suffisait pour faire de lui un employé de ces lieux ?
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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Mar 13 Sep - 0:47



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Asuka & Rei


Le jeune homme à la chevelure rosée se mit à sourire à sa question, mystérieux, avant de se rapprocher de lui. Rei nota sans grand que les regards lancé par Asuka s’attardaient en grande partie sur son corps.  Néanmoins, il devinait aussi que ses yeux ne le regardaient de la sorte que ses tatouages. Il se surprit à penser que cela s’en révélait presque dommage. Ne pouvait-il pas tout simplement le regarder de la même façon qu’il pouvait le faire à son encontre, lorsque son regard smaragdin se posait sur ses jambes ? La phrase d’Asuka le laissait pensif. Y avait-il un autre message à comprendre ? Il regarda ses mains, puis ses avants bras nus, qui laissaient entrevoir toutes les volutes tracées à l’encre sur sa peau blême. Là étaient visibles des vierges décharnées et des démons aux ailes d’anges, le buste fier, silencieusement gravés dans sa chair. Puis il y résidait encore tout un entrelacs de créatures mystiques de tous horizons, des chimères, des signes abstraits, des chiffres, qui remontaient davantage sur ses épaules. Mais son interlocuteur ne pouvait déjà plus voir cette partie. Et, sous le reste de ses vêtements obscurs, sur sa poitrine, son torse, ses hanches, dans son cou et même jusque dans sa nuque résidaient encore tout un univers. Et si cela ne s’arrêtait qu’aux tatouages... il y avait les piercings, les mutilations...toutes ces choses qui lui faisaient tourner la tête tant il aimait à les voir sublimer son être. « Qui sait ? » répondit-il avec espièglerie. Il posa une main sur sa poitrine, la faisant lentement descendre jusqu’au niveau de son nombril avec langueur. « Je peux seulement vous dire qu’il y en a bien plus de cachés que de visibles... » Ses manières invitaient à une conclusion. Rei lui aurait volontiers montré l’étendue des stigmates sombres qui s’étalaient sur chaque partie de son corps, mais il tentait de se donner un air évasif, comme s’il attendait que l’artiste lui en face lui-même la demande. Il sourit encore une fois aux paroles d’Asuka. Il n’y avait pas que sa manière si...particulière de se vendre qui le charmait, mais bel et bien tout son être. Il s’en était rendu compte à l’instant même où il l’avait vu ; il était le genre de personne qu’il cherchait absolument. Et, par la même occasion, Asuka le charmait aussi sur un tout autre plan que celui du professionnalisme.
Asuka descendit de la scène pour venir se poster totalement devant lui. Rei pouvait le toucher. Il suffisait seulement de tendre la main... Il resta cependant suspendu aux lèvres pulpeuses de son interlocuteur. La façon dont il prononçait son surnom sonnait parfaitement à ses oreilles. « Cela va de soit ... vous aurez tout le temps de vous dévoiler entièrement par la suite. » Il eut un rictus, passa une main dans ses cheveux de jais. « Et j’attends cela avec impatience, Asuka. » Rei jouait toujours le même jeu ; parlait toujours du même ton. Enjôleur et malgré tout distant ; quelqu’un qui jouait prudemment, prenant grand soin de rester à une bonne distance. D’observer.
Il fut surpris du subit geste de son interlocuteur qui vint frôler son poignet du bout des doigts. Encore intrigué par ses tatouages, peut-être ? Il aurait aimé s’emparer de cette main curieuse, comme pour forcer davantage le jeu, acculer Asuka, mais ce loisir ne lui fut pas permis. Son vis-à-vis se détourna bien vite, repartant lacer ses chaussures. Rei ferma bêtement le poing, portant un regard insistant sur le dos qu’il lui faisait à présent face. Il croisa les bras sur sa poitrine, ne bougea pas. « Il peut l’être. Je veux que le Belphegor soit à la hauteur de mes ambitions. » Ses lèvres se fendirent légèrement, s’étirant à l’une de ses commissures. Son choix était déjà fait depuis bien longtemps. « Et je serais tout autant honoré de vous voir travailler ici pour moi.». Sa voix résonna étrangement dans le bar déserté. Rei ne faisait simplement que répondre sur le même ton qu’Asuka.
Il s’avança vers lui, n’ayant pas une seule fois décroché son regard de son dos. Il le contourna doucement avant de se pencher vers lui pour lui tendre la main qu’il avait frôlé quelques secondes auparavant. « Venez travailler au Belphegor. S’il vous plaît.» Rei conservait toujours cette allure de mystère, tentatrice, ravissante mais néanmoins dangereuse. Asuka lui plaisait. Simplement. Et il était extrêmement rare pour lui de trouver quelqu’un qui lui plaisait et non auquel il voulait chercher à plaire. Asuka était unique. Et il le voulait ici. Directement à son service.



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MessageSujet: Re: Psychedelic Acatalepsy : it doesn't matter   Jeu 15 Sep - 12:48

psychedelic acatalepsy.


Alors montrez-les moi. Faîtes-moi voir cette partie de vous que je ne peux qu'à peine imaginer. Mais ce fut plutôt un sourire qui orna le visage d'Asuka lorsque Mama lui déclara que ses tatouages étaient cachés, éparpillés sur tout le reste de son corps, chaire invisible aux yeux du petit Kang. Et sans qu'il n'en sache réellement la raison, il se dit qu'un jour ou l'autre, il les verrait, ces tatouages. Il les verrait et ses doigts parcourraient chaque ligne de ces dessins sombres, un par un, attisant un désir qu'il ferait naître de cette façon. Bien sûr, ces pensées n'appartenaient plus à l'entretien d'embauche qu'il était venu passer ; mais qu'y pouvait-il, lui ? Mama était l'instigateur de toute sa curiosité, de ce besoin de le connaître en dehors des apparences qu'il dévoilait.
Asuka avait fini par être aussi curieux grâce à des personnages aussi surprenants que l'homme serpent qui résidait entre ces murs. Il avait besoin d'eux pour vivre car c'était ce qu'il préférait, découvrir la vraie nature des gens. Si personne ne s'intéressait à la sienne, lui le faisait pour les autres. Parfois, certains se montraient plus réticents que d'autres et lorsque le barrage s'imposait trop face à lui, le garçon aux cheveux rosés se retirait pour disparaître dans l'ombre. Ce n'était pas un problème pour lui puisqu'il savait également le faire, disparaître du jour au lendemain sans laisser de trace. Mais il se doutait qu'ici, il serait retenu plus longtemps. Peut-être parce que la carapace de cet homme ne s'ouvrirait pas aussi facilement. Tant qu'il serait toléré en ces lieux, Asuka y demeurerait.
Et puis alors, son interlocuteur prononça son prénom. Comme pour la première fois, parce que celle des présentations ne comptait pas, et le détenteur de ce-dit prénom crut défaillir. Heureusement, il conservait son rôle et venait de cacher son sourire, une nouvelle fois, derrière sa main qui arrangeait ses cheveux.

« Montrons-nous patients et notre collaboration n'en sera que meilleure, je vous le promets, Mama. »

Mais il ne pensait pas vraiment ce qu'il venait de déclarer, attiré par le bijou accroché au poignet de son interlocuteur. Parce que si ce dernier l'avait emmené dans un coin sombre pour lui montrer une partie de sa noirceur, Asuka se serait laisser faire du début à la fin. Son corps le réclamait suite au frisson qui l'avait parcouru à l'entente de son prénom. Cette force d'attraction des hommes mystérieux finirait probablement par le détruire ; mais, et alors ? L'homme n'est qu'un être vulnérable.
Ayant abandonnée l'idée de voler l'homme serpent, le plus petit laçait ses chaussures compensées. Il se doutait que l'entretient touchait à sa fin et qu'il avait aussi trouvé le poste qui lui convenait le mieux au Belphégor... Sauf que quelque chose le tracassait encore. Il y pensait, le regard perdu un instant sur ses compensées. Il se doutait que l'entretient touchait à sa fin et qu'il avait aussi trouvé le poste qui lui convenait le mieux au Belphégor... Sauf que quelque chose le tracassait encore. Il y pensait, le regard perdu un instant sur ses compensées. Était-ce parce qu'il n'avait pas encore envie de quitter cet établissement ? Ou bien, justement, l'envie de le quitter pour mieux y revenir ? Tout semblait si vide et Mama avait réussi à l'ensorceler. N'aurait-ce pas du être l'inverse ? A moins que... A moins que cela ait fonctionné dans les deux sens.
Finalement, son attention revint se porter sur l'homme tatoué - ou plutôt sur sa main tendue en sa direction. Il était embauché, ici, au Belphégor et en cet instant rien n'aurait fait plus plaisir encore à Asuka que d'avoir entendu cela. Plus timidement qu'aux dernières minutes déroulées, il accepta cette main tendue dans sa direction. Comme une princesse, il y accrocha sa propre main pour sceller sa réponse.

« Je vous remercie de votre générosité et je vous promets de ne jamais vous décevoir. »

Oui, il avait fait le bon choix en acceptant de le voir chanter, danser, se promener entre ses murs. Alors Asuka se redressa, lui adressant un sourire par la même occasion, n'ayant pas spécialement envie de relâcher l'étreinte instaurée par son patron. Cette approche le satisfaisait, le pressait de revivre une nouvelle rencontre, de sentir cette main ferme et décidée se déposer encore sur son corps frêle. Mais il dut bien la lâcher pour tenter autre chose.
Son visage vint près de celui de Mama, aussi près que possible au vue de leur quelques centimètres d'écart, pour frôler de ses lèvres rouges pulpeuses celles de son interlocuteur. C'était un au revoir, sans gêne, qui fit monter l'adrénaline par mille chez Asuka. Et puis, il s'échappa, un peu plus loin, pour retourner dans l'ambiance sombre du début de cet entretien.

« Avez-vous encore besoin de mes services ou puis-je me retirer ? »

Un air malicieux se traçait sur les traits du visage du lutin. Mais dans le noir, qui pouvait le voir ?
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