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 give me that ultraviolence ♡ reann

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MessageSujet: give me that ultraviolence ♡ reann   Ven 19 Aoû - 5:04



give me all that ultraviolence
reagan & loann


les étoiles planent dans les astres, scintillent au dessus d'eux, noyées dans cette envoûtante pluie obscure. le silence est pesant, presque muet au cœur des rues endormies, à l'exception de quelques voitures, circulant fantomatiquement à travers les routes désertes, ainsi que quelques jeunes, empruntant le chemin de retour jusqu'à leur demeure, pour écouter la douce berceuse du silence qui a enchanté la ville de séoul à fermer ses paupières. être quelques pieds sous terre ne fait qu'accentuer ce calme insupportable : les cliquetis de la pendule suspendue contre le mur bétonné sont bruyants, presque agressifs contre les tympans de l'ange. le regard évasif, ennuyé, il dessine du regard le portrait de l'homme se présentant devant lui, s'attarde légèrement trop sur ses joues légèrement rosées, et sur ses lèvres, relativement fines, mais tout aussi dangereuses. loann a appris à ne jamais s'y fier, à cette création aspirant le vice. plus que de bien, elles ne font pratiquement que le mal, déversant insultes, mensonges et manipulant à leur guise les émotions et ressentis de leur proie. et reagan semble lui prouver toujours un peu plus que rien à propos de son entité est inoffensif. un lourd soupire se fraye un chemin à travers celles de l'enfant-démon, à bout de patience. l'étranger, pourtant tout sauf bavard, ressentirait presque cette nécessité de dire quelque chose, d'attirer l'attention sur son être vulgairement abandonné de côté telle une poupée de porcelaine pour un jouer plus intéressant et divertissant. dans le cas de reagan, de foutues feuilles de papier. l’aîné aime ne faire qu'un avec le silence, laisser ses autres sens se focaliser et s’immiscer entièrement dans ses travaux, c'est une notion que le gamin connait par cœur, comme si chaque détail concernant l'africain avait été gravé à vif sur sa peau fragile. pourtant ça ne l'empêche pas de briser son idylle, d'ignorer les derniers avertissements lui demandant de rester silencieux, et d'enfiler le masque du gamin égoïste qui ne sait exister que lorsqu'on reconnait sa présence. sa voix reste calculée, prudente, presque sur ses gardes lorsqu'elle ose demander au chirurgien d'abandonner son inutile paperasse, de profiter de sa présence pendant qu'il est encore là. « t'en as pas un peu marre de ces encombrements ? puis sourire ça t'arrive aussi ? » douce naïveté imbibe cet enfant ne cherchant qu'affection et reconnaissance. il s'attache, ignore les signes qui lui hurlent l'amère vérité, et préfère s'aveugler, risquer de s'attirer les foudres de plus gros prédateurs qu'il ne l'est. or loann se fiche peu de la chaîne alimentaire, de qui pourrait se l'approprier, le dévorer, car la notion même de la vie et de la mort lui est abstraite. que douleur s'abatte sur sa peau et sur ses maux, plaisir est son synonyme.

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MessageSujet: Re: give me that ultraviolence ♡ reann   Ven 19 Aoû - 9:20



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reagan & loann


la plume de son stylo glisse de manière fluide sur les feuilles rassemblées sur son bureau, ses yeux parcourant soigneusement chacun des mots présentés dessus. son statut d'homme d'affaires n'avait beau être qu'une simple et grotesque couverture, il était de son devoir de garder en vie l'illusion qu'il montrait au monde entier, et plus particulièrement à la famille de sa fiancée. si jamais il faiblissait et que la tête de la famille ne découvrait ses véritables actions sous le masque de bienveillance qu'il arborait chaque fois qu'ils se rencontraient, il risquait fortement de finir ses jours derrière des barreaux pour escroquerie, abus d'une personne âgée et handicapée de sa volonté, et dieu seul sait quel droit humain dont il se fichait bien. et si les forces de l'ordre d'afrique venaient à avoir vent de ses expériences dans la capitale de corée, le même destin que son père rencontrerait-il certainement. la pensée de son géniteur ne le distrait pas une seule seconde de son travail, il ne cille même pas en se remémorant la dernière fois qu'il l'avait vu, lorsque ce dernier se faisait embarquer par des hommes cent fois plus bâtis que lui, une expression sombre au visage. c'était le prix à payer pour refuser de se conformer à ce que la société jugeait comme valide et correct, son père et le fils après lui avaient conscience de ce à quoi ils s'opposaient en réalisant une telle pratique peu catholique de la médecine. le cliquetis de l'horloge accrochée au mur berce le rythme de ses écrits, et c'est dans une routine presque monotone aux yeux des autres mais sereine et calculée pour lui qu'il tombe, remplissant les papiers avec attention et précision. il suffisait d'un seul dérapage pour que le pot-aux-roses soit découvert, aussi tenait-il à ce que son travail soit parfait, sans aucune erreur nul part, même son stylo était interdit de baver sur le papier. le café qu'il s'était préparé pour affronter la nuit à venir et ses prochaines livraisons de gros paquets refroidit déjà à l'opposé de la table, et sa cigarette se fume toute seule dans le cendrier posé à coté de ses papiers. l'odeur de nicotine colle encore à ses doigts, même si la dernière fois qu'il avait touché au mégot  remonte déjà à plusieurs minutes. soudain, une voix masculine résonne quelque part dans son dos, et presque automatiquement, les sourcils de reagan se rejoignent sur son front, sa langue frappant son palais en guise de réponse. il n'aimait pas être distrait des tâches qu'il avait sur les mains et qu'il devait accomplir sans aucune pression. peut-être que laisser le garçon entrer comme dans un moulin dans son appartement et faire comme chez lui n'était pas une bonne idée, en fin de compte. son regard ne quitte pas sa paperasse lorsqu'il daigne enfin ouvrir la bouche pour répondre, la gorge sèche et la voix rauque. « tu vois, dans le monde, il y a deux types d'encombrements. ceux qui sont supportables, comme ces papiers que je remplis. et ceux dont j'aimerais grandement me débarrasser, soit les gens comme toi. » ses mots sont tels des flèches qu'il aurait au préalable plongées dans du poison avant de les jeter en direction du cœur de ceux qui l'entourent. il ne voyait pas l'intérêt d'être amical avec des gens qui ne lui serviraient qu'une fois ou deux dans sa vie et qui finiraient par devenir dispensables. le garçon qui passait la soirée en sa compagnie à l'heure actuelle n'était pas différent, tôt ou tard, il finirait par faire une erreur qui lui vaudrait sa place aux cotés de l'africain. un bruit guttural roule dans sa poitrine comme il change de page. si seulement loann pouvait le voir aux galas de charité auxquels il se rendait pour faire preuve de bienséance et de courtoisie, il saurait qu'étirer ses muscles faciaux de la sorte était loin de l'enchanter. il verrait que c'était presque digne de la torture que de l'obliger à révéler ses dents pour paraître moins effrayant, et plus accueillant. mais ça, que pouvait-il en savoir, il ne voyait qu'une infime partie de sa vie, celle qu'il n'avait jamais montré à personne. c'était bien suffisant pour le rôle qu'il occupait près de lui.

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MessageSujet: Re: give me that ultraviolence ♡ reann   Sam 20 Aoû - 2:35



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l'intelligence, c'est loin d'être un domaine que l'enfant-démon maîtrise et tire avantage dans la vie de tous les jours. pour ne pas non plus dire idiot, loann est simplement naïf, trop facilement berné et affecté par les flèches cruelles de ses soi disant semblables pourtant trop différents de sa propre espèce. la ruse l'aurait probablement soutenu, inspiré à tenir tête à l'homme arrogant. ses gestes pourraient même être prévisibles avec un peu de recul et de jugeote, réalisation d'une faille dans la porte blindée du plus âgé. le gamin, pourtant habitué aux vengeances du karma, et à la dureté de son vis à vis, reste quand même percuté, déstabilisé par le venin lui étant craché en sa direction. les reproches, le rejet, ils font toujours mal, blessent une infime part presque inexistante de l'organe faisant vivre son entité. qui l'aurait eu croire, venant de l'enfant-fantôme, invisible, vide, inexistant. pourtant, derrière façade, peine règne, domine ses émotions mises à vif et à sang, dicte chaque parcelle de son corps à s'éteindre d’avantage à chaque coup de couteau. loann, silencieux penseur, s'est souvent questionné à ce sujet, ne comprenant pas comment il était humainement possible d'être funambule, toujours au bord de la chute, avec un vide sidéral à la place du cœur, son corps depuis bien longtemps zombifié, déshumanisé et esclave de sa biologie. il ne comprend pas comment des mots peuvent déchirer sa peau, la lui écorcher à vif, et rester silencieux pendant tout ce temps, ne saignant que physiquement et silencieusement intérieurement. ça fait mal, d'être rejeté. mais ça fait encore plus mal, lorsque cela vient d'un être aimé. « j'peux disparaître facilement, si t'en as tant que ça envie.  c'est pas le plus compliqué à faire. » le détachement essaye d'habiller au mieux son élocution tremblante, fibrille. nul besoin de le lui mentionner, pour que le pécheur sache que sa vulnérabilité est exposée, nue pour les coups bas de son doux martyr. il est vrai que se débarrasser de sa dépouille serait simple, loann le premier n'a jamais été rattaché à la vie en premier lieu, ce ne sont que les dieux qui ont décidé de le dénicher de son petit coin de paradis pour le déposer en enfer. sa connotation est plus complexe cependant, car bien que peu fort intelligent, le gamin maîtrise l'art de la parole, des sous entendus et des sens multiples. si disparaître de lui même est une tâche simple, il est toujours question que son vis à vis en aurait également les capacités. et quelque part la bête cornée est fière, car elle oserait presque quelque part défier et se moquer de son adversaire, en l'incitant à tenter le vice, à commettre l'irréparable. en sachant parfaitement que ce ne serait guère avantageux pour lui présentement, et que l'éliminer représenterait plus de pertes qu'autre chose. « mais ça t'emmerderait tout autant qu'à moi, et ça, tu peux pas le nier. » bien qu'il soit situé dans son dos, le malin prend plaisir à arborer un sourire forcé aux teintes dédaigneuses. c'est risqué, ce qu'il fait, pourtant il ne fait qu'annoncer une vérité, qu'ils connaissent tous les deux, malgré un certain déni potentiel de la part du chirurgien. le but de son énoncé lui reste abstrait, l'enfant-démon incertain d'où est-ce qu'il veut aller avec ça. intérieurement, là où bat faiblement son organe-vie, la réponse est blanche comme neige. ce n'est qu'une manière déformée, pudique, et quelque part audacieuse d'essayer de se trouver une source de valeurs. car loann ne vit pas, il ne fait qu'exister, à travers le miroir, et à travers les autres.  

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MessageSujet: Re: give me that ultraviolence ♡ reann   Sam 20 Aoû - 14:31



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le garçon avait dû maintes fois se demander s'il représentait quelque chose aux yeux de son tyran, de celui qui le tenait entre ses griffes et refusait de le laisser prendre son envol et sa liberté par la même occasion. à lui tourner le dos de la sorte, à lui adresser la parole d'un ton aussi fade, la réponse est clairement négative. même reagan ne le nierait pas si on le lui demandait, le coréen occupait seulement un quart misérable de sa vie. c'était presque une faveur que de garder ses yeux rivés sur ses papiers, à s'occuper l'esprit avec les mots écrits en noir et blanc sur les feuilles, plutôt que de se retourner, de lui faire face et de devoir affronter son visage défait par ses précédentes paroles. il n'avait jamais été tendre, faute d'avoir grandi dans un environnement trop hostile pour un si jeune enfant, et ce coté-là de sa personnalité se ressentait le plus lorsqu'il se retrouvait avec son amant. du moins, c'est ainsi que d'autres l’appelleraient puisqu'ils partageaient la même couche, mais ce n'était jamais définitif. une fois qu'il avait obtenu ce qu'il était venu chercher, l'africain remettait son pantalon et repartait aussi vite qu'il n'était venu, laissant un corps aux membres fatigués dans les draps derrière lui. peut-être qu'amant était un terme trop puissant, trop affectueux et intime pour le rôle qu'avait véritablement l'enfant à ses yeux. comme sa fiancée, il n'était qu'un jouet, une marionnette dont il se servait tant qu'il le pouvait. et il était satisfait de ce que ce dernier lui offrait, il ne mentirait pas sur ce point. son corps était encore délicat et ses formes étaient encore celles d'un adolescent en pleine croissance. sa peau était tendre et pliait facilement sous les doigts trop violents, trop impatients. les blessures, il en arborait régulièrement, à chaque fois qu'il se retrouvait pressé entre le lit et le corps du chirurgien, que ce soit des marques de dent un peu trop prononcées pour avoir été douces, ou des bleus causés par les mains trop sévères et abîmées de ce dernier. ce qui ne tournait pas rond avec loann, c'était son esprit. parce que bien qu'il soit sous son emprise et lui appartienne, sa langue était comme un cheval sauvage, toujours à se délier quand le moment est importun. en bref, si le garçon pouvait simplement garder sa bouche close et le laisser faire ce qu'il voulait de lui sans se plaindre, ce serait parfait. « tu devrais faire ça. je peux même le faire pour toi, si tu hésite au dernier moment. je n'hésiterais pas, moi. » sa voix est redescendue de quelques octaves, et elle semble plus neutre que jamais. pourtant, il est conscient des dommages qu'elle doit causer sur son compagnon pour la nuit. sa main libre se tend pour se saisir de sa cigarette à moitié consumée, tapotant le bout pour faire tomber la cendre avant de la percher sur ses lèvres. ses yeux se fixent sur l'horloge, qui affiche une heure tardive. il avait encore plusieurs heures avant sa prochaine livraison de viande tiède, et ses papiers n'étaient pas prêt d'être terminer vu l'allure à laquelle il les remplissait. toute envie de s'appliquer dans son travail le quittait petit à petit, comme une bougie qui fonderait à cause de la flamme. il n'avait absolument rien envie d'accomplir pour l'homme qu'il prétendait reconnaître comme son beau-père, pour être honnête. ce dernier pouvait bien mourir dans la douleur, sans personne à son chevet et sans aucune liasse de billets dans son porte-feuille, ce serait le cadet de ses soucis. il avait bien plus important à faire à l'heure actuelle, comme renverser ce vieil homme pour prendre pleinement possession des parts de l'entreprise, et contaminer toute la capitale de ses trafics maladifs. malheureusement, pour arriver jusque-là, il avait encore du pain sur la planche. loann interrompt son train de pensée, une fois de plus, et une fois de trop pour l'africain, qui repose sa cigarette et se retourne pour enfin le regarder. la fumée de la cigarette colle à son nez et ses yeux lorsqu'il l'exhale enfin, sa langue lourde de nicotine et de ressenti. « ça m'intrigue vraiment que tu pense m'être indispensable. as-tu jamais pensé au nombre d'orphelins là-dehors qui n'attendent qu'une seule chose, se voir offrir une petite récompense en guise d'un service bien rendu ? je peux te remplacer du jour au lendemain, et te prendre quelques-uns de tes organes au passage. tu finirais tes jours utile à mon affaire, je t'en serais reconnaissant. » toujours aussi vil, l'expression de son visage ne change pas une seule seconde pour se montrer plus douce ou compatissante à l'émoi que doit ressentir le jeune garçon, à la tempête dans laquelle il doit se retrouver jour après jour par sa faute.  

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MessageSujet: Re: give me that ultraviolence ♡ reann   Dim 4 Sep - 17:02



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maussade, écorché, tel est le faux sourire se cousant sur les fines lèvres du gamin, les prunelles brumeuses, vitreuses, reflet d'une amertume consumante, d'un danger imminent, menaçant d'éteindre ces étoiles au creux de ses yeux épuisés. une once d'aigreur s'empare de ses entrailles, le ronge petit à petit jusqu'à la moelle, le pousse au bord du précipice, à la limite de la chute, du déchaînement. l'enfant-démon est robuste cependant, serre ses canines entre elles trop fermement, une douleur vive rugissant des tissus de ses gencives, mâchoire impassible. ses cordes vocales meurent d'envie d'hurler, de remettre l'ignorant à sa place, déverser leur haine et colère pour des années de malheur. tout est que désir, reflet de l'entité du gamin brumé. ça lui déchire la peau, le brûle à vif. et pourtant, loann, trop habitué, reste dans un silence des plus muets. seuls les lueurs qu'on a déposé au sein de ses orbes osent parler, à travers regards peinés, blessés par des propos empoisonnés dont il lui est interdit de répliquer. or, pourquoi l’aîné est-il le seul, parmi tant d'autres, à lui percer ainsi la peau, lui donner la volonté, la nécessité, de répondre, de l'affronter pour lui prouver ses tords. la question est envahissante dans la pénombre de son esprit, tapissant en harmonie avec ses multes inquiétudes. loann sait. trop bien même. qu'ici se dessine les limites. que séparer une fois de plus les lèvres pour oser exister, lui attirerait les foudres. ça a toujours été ainsi. du berceau, au lit du pécheur. or ses lippes sont enflammées, prennent le dessus sur lui, le domine. sa voix est instable, se brise sous les vagues déchaînées de ses émotions, déluge sous de faux airs de marée. « si tu crois que j'ai besoin de toi, alors redescend de ton petit nuage. j'ai besoin de personne. » loann se sent exposé, mis à nu face à des démons du passé, resurgissant pour le chasser à nouveau, l'opportunité maintenant soulevée. la colère, c'est un sentiment qui lui est pourtant relativement étranger. pourtant il semble ne faire qu'un avec ses membres, s'emparant de son entité toute entière comme pour l’envoûter. loann a connu l'impuissance, la vulnérabilité, mais il les a également conquis, en maître, des années jadis. lorsqu'il ôta pour la première fois la vie, jouant lui aussi à dieu, recopiant ironiquement les pécheurs qu'il a déposé six pieds sous terre. non il n'a besoin de personne. c'est ce que l'enfant-ange tente désespérément de croire, fatigué, d'avoir à reconnaître et cohabiter avec ce mensonge qui luit dans le noir, lui rappelant que non.  loann n'est rien. ne sait pas exister seul entre quatre murs. « si t'es aussi certain de pouvoir me remplacer, de pouvoir trouver mieux, alors qu'est-ce que tu attends dans ce cas, jte pensais pas aussi branleur. va te les chercher ces gamins désespérés, va les utiliser comme tu sais si bien le faire. » le ton haussé, les poings serrés, loann rugit, peut être pour la première fois de sa vie, tel un lionceau dont l'expérience n'est pas encore là. ce n'est guère un secret, qu'il n'est qu'intimidant à ses yeux, pourtant ça lui suffit, à s'aveugler, se dissimuler derrière des faussetés qui lui assurent temporairement une forme de sécurité. il est clair qu'elle est illusoire, car si pour l'ange-déchu sa tentative sera pardonnée, ignorée comme il l'a été toute son existence, la réalité est bien loin de ses propres idées façonnées, dessinées par les yeux d'un enfant dont l'enfance et l'innocence ont été volées.

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MessageSujet: Re: give me that ultraviolence ♡ reann   Ven 16 Sep - 15:06



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sans surprendre l'africain, le garçon ne pique pas une crise. il ne se met pas à trépigner sur place, à taper des pieds et à se mettre à pleurer comme une fontaine à cause de ses paroles. non, à la place, c'est un sourire difficile qui s'affiche sur son visage, ses yeux encore assez forts pour soutenir les siens. s'il devait souligner une des qualité de l'enfant, ce serait certainement celle qu'il lui dévoilait dans ces situations, lorsque le poids de ses mots écrasait d'une poigne de fer son esprit, son cœur. cette capacité à garder la tête haute et droite malgré les cailloux qu'il lui jetait était remarquable, et il ne se lassait jamais de le regarder dans cet état. avec sa fiancée, il était habituée aux pleurs à n'en pas finir, à devoir la menacer de lui retirer ses globes oculaires si elle continuait à se lamenter autant. c'était fatiguant, de l'entendre geindre toute la journée dans leur chambre comme un animal battu, une âme en peine qui ne se souviendrait plus de sa mort et qui serait incapable de passer de l'autre coté. il arrivait à l'africain de vouloir baisser les bras et tout abandonner à cause de ça, parce qu'il avait toujours le réflexe de refermer ses doigts sur sa gorge pour l'étouffer et la calmer, jusqu'à ce qu'elle ne convulse et ne s'effondre dans ses bras, inconsciente. c'était le seul moyen d'avoir la paix, de pouvoir se recueillir dans ce silence qui lui est si cher. ce n'était décidément pas la même histoire avec loann, et s'il ne le montrait pas ouvertement, reagan savait l'apprécier silencieusement. cependant, il y avait des limites à ne pas atteindre, des barrières à ne pas détruire entre eux, et en ouvrant à nouveau la bouche pour reprendre la parole, loann s'exposait aux foudres de la colère de l'africain, dont les poings se resserrèrent sur ses genoux, mécaniquement, manquant la sensation d'un pouls battant sous ses doigts, d'une chair encore chaude à écraser. il voulait juste que ces bouches qui s'ouvraient pour papoter tout le temps se taisent enfin, qu'elles le laissent tranquilles, qu'elles le laissent respirer, s'entendre parler. et c'était impossible, surtout avec l'insolence qui peignait les propos de l'enfant. « alors pars, personne ne te retiens. » crache-t-il dans sa direction, sa voix plus menaçante et haute que précédemment. il pouvait se sentir perdre contrôle, et c'est bien ce qu'il détestait le plus. il lui fallait toujours avoir une carte en main, un pion de plus à jouer, une longueur d'avance sur les autres. que ce soit un moyen de pression ou un simple intellectuel supérieur, il devait être au-dessus des autres, pas l'inverse. loann s'engageait toujours dans une bataille perdue d'avance lorsqu'il se permettait de lui répondre avec culot, mais il ne semblait toujours pas avoir retenu la leçon. et pourtant, la dernière fois qu'ils s'étaient véritablement entre-déchirés, reagan avait pris soin de laisser des marques, des séquelles sur le corps de ce dernier pour l'empêcher d'oublier. ce n'est que lorsque loann hausse également le ton de sa voix que reagan réagit de manière brusque, se relevant sans crier gare pour se précipiter à grand pas vers lui. ses mains saisissent ses habits trop larges pour sa carrure, s'enfonce déjà dans la peau dissimulée sous ces derniers, imprégnant la chair du garçon, l'arrachant de son emprise trop mécanique et violente. ses yeux sont sombres et emplis de menaces sans nom tandis qu'il les plante dans ceux de l'enfant, qu'il soulève presque pour l'avoir à sa hauteur. ce qui n'était pas bien difficile, loann n'était pas petit, mais il était aussi léger que de la paille, et c'est à peine si l'africain ne le brisait pas en le secouant de la sorte. « je ne crois pas t'avoir demandé ton avis, espèce de vermine ! qu'est-ce que tu crois, être mieux que les autres, avoir une importance quelconque aux yeux du monde, aux miens ? parce que ce n'est pas le cas, ça ne le sera jamais, rentre-toi donc ça dans le crâne ! t'es incapable de me convenir, incapable de me satisfaire, pourquoi est-ce que tu t'imagine encore avoir des droits sous mon toit ? j'aurais jamais dû te récupérer tu m'entends, jamais ! » ses mots coulent hors de sa bouche tel un ruisseau qui aurait débordé de son lit, déchaîné et furieux. il n'enregistre même pas les paroles qu'il projette contre le garçon qu'il tient encore au-dessus du sol, ni même les réactions de ce dernier. sa colère est aveugle, laisse un voile noir tomber sur sa vision, obscurcissant toutes pensées logiques et rationnelles.

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